« 2008-03 | Page d'accueil | 2008-05 »

29.04.2008

AR REDADEG

1647592157.gifA-benn arc'hoazh e loc'ho ar Redadeg deus Naoned. Tremen a raio dre Wengamp a-benn disadorn beure a-raok arruout ba' Karaez.

Départ demain de la 1ère édition d'Ar Redadeg, course pour la langue bretonne qui passera par Guingamp samedi matin avant d'arriver à Carhaix.

Kit da welet al lec'hienn : http://arredadeg.free.fr/index.php?lng=bz

Nucléaire : les errements de Bernard Kouchner

Réaction du réseau "Sortir du nucléaire" à la tribune de Kouchner sur le nucléaire.

Dans sa tribune intitulée "Réussir le passage à la nouvelle ère nucléaire" (Les Echos, 29 avril 2008), le ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner fait la promotion de l'énergie nucléaire. Hélas, la plupart des arguments qu'il avance sont gratuits ou faux. Il convient de rectifier les principales erreurs.

M. Kouchner prétend que "la France" a fait le choix du nucléaire, et que "cette décision audacieuse s'accompagna de débats légitimes". En réalité, c'est un petit groupe de personnes, autour du premier ministre Pierre Messmer, qui a unilatéralement imposé cette décision, en 1973, sans consultation de la population... ni même des parlementaires. 35 ans plus tard, le nucléaire reste d'ailleurs incompatible avec la démocratie : deux porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" ont récemment été placés en garde à vue et sont menacés de sanctions allant jusqu'à 5 ans de prison, pour avoir osé s'intéresser d'un peu trop près à l'industrie nucléaire et informer leurs concitoyens.

M Kouchner prétend que le nucléaire assure indépendance et prospérité. Le ministre semble ignorer que, bien qu'elle compte 58 réacteurs, la France est au plus mal sur le plan économique et est frappée de plein fouet par la montée du prix de l'énergie. Le ministère de l'économie reconnaît que "La facture payée en 2006 pour un approvisionnement énergétique d’origine étrangère est le double de celle de 2003. Sans elle, le commerce extérieur de la France aurait été excédentaire de 15 milliards d’euros. Avec elle, il est déficitaire de 30" (*). L'explication est simple : même poussé à son maximum, le nucléaire ne parvient à couvrir que 17% de la consommation française d'énergie. Par ailleurs, la facture nucléaire – démantèlement des réacteurs, déchets radioactifs – s'annonce exponentielle même si, d'après la Cour des comptes elle-même, elle sera vraisemblablement léguée à nos enfants.

Le ministre affirme aussi que le nucléaire est une énergie propre. Il ignore donc les pollutions majeures causées par cette industrie :
- grave contamination des régions d'extraction de l'uranium (le combustible du nucléaire). C'est en particulier le cas au Niger où, pour assurer l'approvisionnement de ses réacteurs, la France impose une politique néocoloniale.
- rejets radioactifs continus dans l'environnement : une grande étude scientifique en Allemagne (menée par l'Université de Mayence) vient de montrer une augmentation des cancers et leucémies jusqu'à 50 km autour des centrales.
- importants rejets chimiques – zinc, cuivre, chlorures, phosphore, sodium, morpholine, etc - des réacteurs dans les rivières
- production de déchets radioactifs dont certains vont durer des millions d'années.
En réalité, on ne peut guère trouver d'énergie plus polluante que le nucléaire.

M. Kouchner prétend aussi que "notre économie est l'une des plus sobres en émission de carbone" alors que la France, comme tous les pays riches, fait partie des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Pire : pour "justifier" le nucléaire, des millions de chauffage électriques ont été installés en France si bien que, dès qu'il fait un peu froid, la consommation électrique est telle qu'il faut importer massivement de l'électricité produite à l'étranger par des centrales au charbon : ces fortes émissions de CO2 doivent être attribuées à la France, et même au nucléaire français.

Autre sujet crucial sur lequel M. Kouchner fait preuve de légèreté : la prolifération, c'est-à-dire l'accès d'un pays à l'arme atomique, généralement sous couvert de développer un programme nucléaire dit "civil".

Le ministre assure que "La France n'exportera donc aucune technologie vers des pays qui ne respectent pas leurs obligations". Or, personne ne peut empêcher un pays, après avoir "montré patte blanche" et obtenu des technologies et matières nucléaires, de changer subitement d'attitude. Il peut s'agir d'un changement de régime – l'Iran en est la parfaite illustration (**) – ou de stratégie : qui peut prétendre que le rusé dictateur libyen Kadhafi n'est pas en train d'abuser la France qui, en vertu d'un accord signé le 25 juillet dernier par ... M. Kouchner, s'apprête à livrer du nucléaire à la Lybie ? Notons d'ailleurs que la plupart des récentes tractations nucléaires de la France se sont faites avec des dictateurs.

Autre "perle" du ministre des affaires étrangères : il prétend que l'on peut sans problème exporter des réacteurs nucléaires "à eau légère" – comme ceux que l'on trouve en France – sous prétexte qu'ils seraient "non proliférants". Or, ces réacteurs produisent du plutonium, matière qui permet la fabrication d'armes nucléaires.

Plus généralement, MM Kouchner et Sarkozy font fausse route en prétendant que le nucléaire est "l'énergie du futur" et que les pays du Sud ont le droit d'y accéder. Curieux "droit" qui consisterait, en achetant des centrales nucléaires, à se placer sous la dépendance technologique, et donc économique et politique, des pays occidentaux : ce sont en effet ces derniers qui sont à même de construire des réacteurs et de les faire fonctionner. Au moindre désaccord politique, la France n'hésiterait pas à dire à ses clients du Sud : "Alignez vous sur notre position ou alors nous arrêtons "votre" centrale nucléaire".

Les pays de Sud peuvent se développer tout en respectant l'environnement, en restant autonomes et indépendants, et sans risque de prolifération nucléaire : il leur suffit de développer les énergies renouvelables, et en particulier le solaire qui ne peut que faire merveille autour de la Méditerranée. Il ne s'agit donc pas de leur "refuser" le nucléaire, mais d'écouter la voix des peuples : aucun d'entre eux n'a jamais manifesté pour avoir des réacteurs nucléaires. Au contraire, des manifestations populaires ont eu lieu dans tous les pays ou l'atome a été imposé.

Si la planète à un avenir, ce sera sans centrales nucléaires ni bombes atomiques. Ce programme peut paraître bien naïf mais, finalement, il l'est considérablement moins que celui de MM. Kouchner et Sarkozy qui veulent disséminer l'atome sur la planète en croyant échapper à de nouveaux Tchernobyl ou Hiroshima.

Stéphane Lhomme
Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

(*) "Facture énergétique de la France en 2006" - http://www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/facture-2006.pdf

(**) En prenant le pouvoir en 1979, l'ayatollah Khomeiny a aussi mis la main sur le programme nucléaire que le Shah avait développé... grâce aux puissances occidentales, et en particulier la France. CQFD.

25.04.2008

Pays de Guingamp

2057395229.jpgLes Verts du Pays de Guingamp annoncent leur prochaine réunion
  • Vendredi 25 avril :

à l'espace d'activités et de loisirs du Roudourou (salle n°4)

  • de 18H à 19H : préparation de la prochaine soirée publique sur le thème des OGM ou comment consommer sans OGM localement
  • de 19H à 20H : Assemblée Générale des Verts du Pays de Guingamp (renouvellement des postes de secrétaire et de porte parole, actualités régionales et départementales)

Nous invitons toutes les personnes intéressées par les projets des Verts sur le Pays de Guingamp à rejoindre le groupe à l'occasion de cette réunion.

Cordialement, 
Nathalie Levasseur,
Pour le groupe des Verts du Pays de Guingamp

24.04.2008

anti nucléaire

 753141971.jpg

Suite à un message déposé dans la rubrique "Posez-nous vos questions" par Les RG, voici un éclaircissement de la réponse de Bernard Prigent 

Aux militants antinucléaires : les Verts interpellent le ministre de l'intérieur

 Les Verts apportent leur soutien plein et entier au réseau Sortir du nucléaire et dénoncent  la mise en garde à vue de Jean Marcon militant antinucléaire du pays d’Aix au simple motif de diffusion de tracts contre le réacteur ITER.

Après la garde à vue de Stéphane Lhomme, porte parole du réseau Sortir du nucléaire par la DST voilà quelques semaines, cette nouvelle
arrestation démontre qu'une véritable répression contre les militants antinucléaire est en train de se mettre en place en France. 

Les Verts demandent solennellement au ministre de l’intérieur de s’expliquer afin de faire toute la lumière cette garde à vue anormale
de M. Marcon.

Les Verts seront extrêmement attentifs et mobilisés sur les suites données à cette affaire.

Jean-Louis Roumégas, Porte-parole national des Verts (communiqué du 24 Avril 2008)

NB: les RG n'a pas donné de lien valide donc nous n'avons pas eu la possibilité d'aller voir son blog.

 

attention aux OGM

1837462682.jpgPoint de vue. Les OGM, une solution à la famine ?

 Le Monde, 11/02/08

Marc Dufumier, Pierre-Henri Gouyon et Yvon Le Maho

Six éminents biologistes moléculaires vantent, dans les colonnes du Monde (daté 31 janvier), "les résultats spectaculaires de la biologie moléculaire des plantes" et défendent l'idée que ces techniques seront indispensables pour nourrir les 9 milliards d'êtres humains de demain. Une telle prise de position, dans le contexte des débats actuels, appelle quelques commentaires.

Que des scientifiques se sentent concernés par ces questions est éminemment louable. Qu'ils oublient que leur domaine de compétence n'est pas seul concerné l'est moins. Dans cet article, il n'est pas fait mention des doutes ou des interrogations émis par leurs collègues travaillant dans d'autres champs disciplinaires.

Disons-le tout net, il y a en effet de sérieux doutes sur le fait que les OGM représentent la solution magique aux problèmes de sous-nutrition dans notre monde. Il y a de plus des risques avérés et de nombreuses incertitudes liés à la culture de ces OGM.

Concernant les problèmes relatifs à la faim et à la malnutrition dans le monde, ce ne sont pas les disponibilités alimentaires qui font globalement défaut. La question est directement liée à l'inégale répartition des ressources. Une part croissante des céréales et des protéagineux produits dans le monde est destinée de préférence à l'alimentation animale plutôt qu'à la nourriture des moins fortunés. Les deux tiers des personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont des paysans qui n'ont guère les moyens de produire par eux-mêmes de quoi s'alimenter correctement.

L'accroissement de leurs revenus suppose bien un accroissement de leur productivité, mais les agronomes s'accordent pour dire que le potentiel génétique des plantes cultivées ne représente que très rarement le facteur limitant de celle-ci. Il existe d'ores et déjà des techniques qui leur permettraient d'accroître leurs rendements à l'hectare à des coûts monétaires et environnementaux relativement faibles. Mais la question n'est pas tant celle de "l'amélioration variétale" que celle d'une utilisation plus intelligente des cycles biologiques du carbone, de l'azote et de multiples éléments minéraux au sein des écosystèmes cultivés.

L'étude de la façon dont les OGM actuels sont en ce moment introduits dans les pays du Sud montre les risques induits. L'extension de la monoculture du soja transgénique dans les savanes du Brésil jusqu'aux confins de la forêt amazonienne se traduit déjà par une dégradation des sols et des pertes considérables de biodiversité.

L'épandage des herbicides associés à ces OGM constitue une sérieuse menace pour les cultures vivrières environnantes. Si, dans l'avenir, on produisait des génotypes capables de résister à la sécheresse ou à la salinité des sols, il est exact que ces gènes pourraient être utiles, mais à la condition qu'ils soient fournis aux paysans et intégrés dans leurs variétés en conservant leur diversité.

Si au contraire, comme c'est actuellement le cas avec les OGM pesticides, on les amène à ne cultiver qu'une ou quelques variétés industrielles sur de grandes surfaces, on les conduit à un désastre écologique à moyen terme.

Ajoutons à cela le fait que les OGM sont brevetés, ce qui prive les paysans de la propriété de leurs semences. Il s'agit là de risques avérés, on n'est plus dans la précaution mais bien dans la responsabilité directe vis-à-vis des producteurs du monde entier.

Si l'on ajoute à cela qu'il existe des incertitudes concernant la toxicité pour les êtres humains ou les écosystèmes des pesticides produits par les OGM ou utilisés grâce à eux, on voit que le tableau idyllique où les biotechnologies constituent "la" solution aux problèmes de la production agricole mondiale s'effrite.

Nous ne contestons pas le fait que les biotechnologies puissent être utiles à l'agriculture et il faut évidemment continuer une recherche de haut niveau dans ce domaine. Mais, pour cela, il faudrait qu'elles soient utilisées dans des conditions qui réduisent les risques et garantissent leur utilité. Il faudrait que les scientifiques acceptent l'idée que le laboratoire dans lequel ils travaillent ne leur donne accès qu'à une toute petite partie du monde, et qu'une réflexion impliquant les diverses disciplines concernées - la biologie depuis l'ADN jusqu'aux écosystèmes, en passant par les organismes ainsi que les sciences économiques et sociales - permet de faire émerger des procédures d'utilisation acceptables de ces technologies.

Tant que nos collègues biologistes moléculaires prétendront qu'ils peuvent seuls régler les problèmes de la planète en ignorant les avertissements qui leur arrivent de l'ensemble des autres disciplines, ils ne seront pas crédibles. Il faut d'ailleurs remarquer que dès que paraît un article présentant une recherche qui montre un effet négatif d'un OGM, on voit une foule de critiques s'élever qui contestent la validité de telle ou telle affirmation de l'article et clouent l'auteur au pilori (en Grande- Bretagne et aux Etats-Unis, ceci est allé jusqu'au licenciement du scientifique concerné).

Et si les défenseurs des OGM s'appliquaient cette sévérité à eux-mêmes ? Quelles preuves ont-ils de ce qu'ils avancent ? Quelles études agro-écologiques leur permettentelles d'affirmer qu'ils pourront nourrir la planète dans un contexte économique, agronomique et écologique qui sera celui de l'avenir ?

Nous attendons qu'avec un tout petit peu d'humilité chaque discipline vienne contribuer à l'avenir de l'humanité en se donnant le mal de tenter de comprendre que seule une coopération entre les différents champs du savoir permettra réellement d'avancer avec sagesse sur ces questions d'une grande complexité.

Marc Dufumier est professeur à AgroParisTech

Pierre-Henri Gouyon est professeur au Muséum national d'histoire naturelle et à l'Ecole polytechnique

Yvon Le Maho est directeur de recherches au CNRS et membre de l'Académie des sciences.

22.04.2008

Comment les riches détruisent la planète

Hervé KEMPF présente son livre :

ICI :http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1124

749772372.jpg

19.04.2008

Spéculation sur les denrées de bases

2117372441.jpgL'alimentation....arme de destruction massive? 

Une émission de France-Inter très intéressante, "Là-bas si s'y suis" de Daniel Mermet consacrée, vendredi 18 Avril 2008 à un sujet brûlant: la faim dans le monde. Un entretien avec Jean Ziegler, auteur de "L'empire de la honte" réédité en Livre de Poche.

Quatrième de couverture: "Nous assistons aujourd'hui à un formidable mouvement de reféodalisation du monde, à la mise en coupe réglée des peuples de l'hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales. Deux armes de destruction massive sont à l'œuvre : la dette et la faim. Par l'endettement, les Etats abdiquent leur souveraineté ; par la faim qui en découle, les peuples agonisent et renoncent à la liberté. Oui, c'est bien l'empire de la honte qui s'est mis subrepticement en place sur la planète. Jean Ziegler, qui témoigne ici d'une connaissance exceptionnelle du terrain, démonte cette formidable machine à broyer et à soumettre."

Ecoutez ICI l'émission de Mermet du 18/04/2008

17.04.2008

Non au développement jetable

1380759798.jpgSuivre l’exemple du SMICTOM des Châtelets, c’est ce que doivent faire les divers syndicats d’ordures ménagères du département.
On ne le dira jamais assez, la meilleure énergie, c’est celle que l’on économise, les déchets les mieux triés sont ceux que l’on ne produit pas. C’est dans cette logique que le SMICTOM des Châtelets à Saint Brieuc a lancé une campagne d’information vers les consommateurs citoyens les alertant sur les conséquences d’achats de produit en dosette, de produit jetables ou autres lingettes. Cette campagne « non au développement jetable » incite à un achat réfléchi soulignant l’intérêt pour tous de telles pratiques.
Devant ce souci de l’intérêt collectif, que croyez vous que fit le BVP (bureau de vérification de la publicité) ? il a rendu un avis négatif, soulignant notamment que « cette campagne peut-être de nature à porter gravement préjudice à des secteurs économiques … ».
Les Verts des Côtes d’Armor affirment que le SMICTOM des Châtelets est bien dans son rôle et se révèle être réellement éco-responsable quand il lance une telle campagne. Les Verts des Côtes d’Armor appellent tous les syndicats de traitements d’ordure ménagère à faire de même.
La planète ne supportera pas indéfiniment que l’on produise et consomme n’importe comment.
Tous ceux qui combattent l’incinération des déchets ménagers ou les méga-décharges, en appelant notamment à des mesures de sensibilisation du public à la réduction des déchets, ne peuvent que soutenir activement l’initiative du SMICTOM des Châtelets. 
                Les Verts des Côtes d’Armor, le 13 avril 2008

16.04.2008

Manger ou conduire?

1042072823.jpgSe nourrir ou conduire, faudra-t-il choisir ?

Les Verts appellent l'Union européenne à abandonner l'objectif de 10% de consommation d'agrocarburants dans les transports fixé pour 2010. Ils appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités lors de la prochaine présidence française de l'Union.

Entre se nourrir ou conduire, il faut choisir. Les pays riches ont le devoir de ne pas affamer le tiers monde pour faire leur plein d'essence, alors que des solutions de  transports plus sobres énergétiquement existent. Et ce d'autant que les citoyens des pays riches ne sont pas épargnés par ces hausses de prix. Depuis plusieurs mois, de nombreux pays comme le Mexique, Haïti ou encore le Cameroun ont connu des émeutes en raison de l'augmentation du prix des denrées alimentaires.

Les agrocarburants sont une vraie fausse bonne-idée. C'est même une idée meurtrière. Ils accélèrent la hausse des prix des matières premières, leur culture dégrade fortement l'environnement et leur bilan énergétique est mauvais. Sauf pour ceux qui les vendent, leur intérêt est nul. Quant au danger d'affamer la moitié  de la planète, c' est une réalité.

Parce que l'heure de la responsabilité collective urgente à mettre en oeuvre par les politiques publiques, Les Verts demandent que soit appliqué un moratoire sur toutes les constructions d'autoroutes en France conformément à la promesse du Grenelle que le gouvernement n'a pas tenu.

Ils demandent la mise en place d'une taxe carbone, particulièrement  sur le pétrole afin d'utiliser les fonds ainsi récoltés à diversifier la production et l'efficacité énergétique. Les  Verts appellent en outre de leurs voeux une aide forte et massive auprès des transporteurs routiers pour que ceux-ci soient en mesure de changer d'activité. Ils réclament de consacrer les sommes nécessaires au développement de transports en commun de qualité accessibles à toutes les bourses et au développement du frêt ferroviaire et maritime.

Anne Souyris,
Porte-parole

(Communiqué de presse des Verts du 14 avril 2008)

1014053411.2.jpg

Le prix de l'éco-blanchiment

1573978500.jpgCharte pour une publicité éco-responsable ou charte alibi ?

Les Verts décerneront leur prix de l'éco-blanchiment

La signature aujourd'hui par MM. Borloo et Chatel d'une charte d'engagement pour une publicité éco-responsable avec le BVP (Bureau de Vérification de la publicité) correspond à un engagement pris au moment du Grenelle pour éviter l'utilisation abusive des arguments  environnementaux par les publicitaires.

Les objectifs sont louables mais à y regarder de plus près cette charte elle-même risque de n'être qu'une de ces opérations éco-alibi qu'elle est censée empêcher.

Les Verts ont décidé de décerner eux-mêmes un prix aux marques qui auront brillé par leur dévoiement de l'écologie. Ce prix de l'éco- blanchiment sera décerné le 21 juin au moment de la remise des Lions du festival international de la publicité de Cannes.

Selon Anne Souyris, porte-parole nationale, « signer une charte non contraignante est un artifice de communication classique pour afficher que quelque chose se passe sans que rien ne bouge dans les faits.».

Jean-Louis Roumégas, porte-parole national, ajoute que «  à l'heure qu'il est, on ne sait rien des pénalités que le jury de déontologie mis en place pourra prononcer». Pour Anne Souyris, « l'article 5 de la charte écarte les personnalités associatives du jury de déontologie. C'est mauvais signe ». Et Jean-Louis Roumégas d'ajouter : « on ne sait rien des moyens alloués. Tout cela ressemble fort à une coquille vide ».

Enfin Les Verts rappellent que récemment le BVP s'est illustré en s'opposant à une campagne en faveur de la réduction des déchets comme l'a dénoncé France Nature Environnement.(cf:http://ecolopresse.blog.20minutes.fr/archive/2008/04/09/le-bvp-n-est-pas-mort-il-continue-a-agir-contre-l-environnem.html)

Partant du constat que certains messages publicitaires détournent le message écologiste pour promouvoir des biens de consommation et des comportements polluants, les Verts décerneront cette année un prix de l'éco-blanchiment aux  professionnels de la tartuferie écologique.

Les Verts décerneront ce prix le 21 juin, date des Lions de la publicité lors du festival international  de la publicité de Cannes. Ce prix comprendra plusieurs catégories. Il sera remis conjointement aux marques et aux agences de communication en raison de leur responsabilité conjointe dans la publication de messages mensongers.

Ce prix s'inscrit dans un mouvement européen citoyen de lutte contre l'éco-blanchiment dont Les Verts sont pleinement solidaires. Dans ce cadre, Les Verts proposent à toute association écologiste de se joindre à l'organisation  de ce prix pour qu'il soit le plus représentatif et le plus
transparent possible.


La liste des nominés pour chaque catégorie sera diffusée à la presse grand public et à la presse spécialisée du monde de la publicité au fur et à mesure de leur nomination. Le public pourra à la fois voter pour les publicités qu'ils trouvent inacceptables mais aussi suggérer des nominations sur internet. Rendez-vous le 21 juin, et d'ici là, rendez-vous très bientôt pour les premiers nominés.

Anne Souyris & Jean-Louis Roumégas,
Porte-parole des Verts

(Communiqué de presse des Verts du 11 avril 2008)

Toutes les notes