31.12.2008
France 3 Iroise appelle à manifester dimanche 4 janvier au Roc’h Tredudon
Dès le 5 janvier, la loi sur l'audiovisuel public s'appliquera par anticipation. Elle aura pour conséquence directe la suppression, dans la grille de rentrée, de la deuxième diffusion du journal d'Iroise (19H57). Ce rendez-vous est pourtant très regardé dans le Finistère (66 000 téléspectateurs en moyenne par jour). Cette édition de 19h57 sera remplacée par un écran de publicité, juste avant 20h, heure après laquelle France Télévisions ne pourra plus diffuser de pub. La première diffusion du journal d’Iroise sera avancée à 18h38 au lieu de 18h48, horaire déjà trop avancé et qui ne correspond plus au rythme de vie des actifs. Malgré de nombreuses discussions menées tant au niveau régional que national (toutes les Locales de la chaîne subissent le même sort), la direction de France 3 reste sourde aux arguments des défenseurs d'une télévision de proximité accessible aux heures de grande écoute. C'est pourquoi le personnel de France 3 Iroise organise un rassemblement festif :
le DIMANCHE 4 JANVIER, de 11H57 à 15 heures, au Roc’h Tredudon
(sur la commune de Plounéour-Ménez)
Toutes les personnes qui se sentent concernées par la diversité d'expression, l'information locale et le service public sont invitées à se joindre à cette action.
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france 3 iroise, manif, roc'h tredudon
L’escroquerie du travailler plus : 160 000 chômeurs en quatre mois
(source illustration ici)
Nicolas Sarkozy a beau brasser beaucoup de vent et multiplier ses plans de relance contradictoires, son bilan ne cesse de s’alourdir. 64 000 chômeurs de plus en novembre, 160.000 chômeurs supplémentaires au total en quatre mois. La situation est devenue dramatique pour des milliers de travailleurs.
Cette hausse de 64.000 chômeurs fait de novembre 2008 l’un des pires mois de ces trente dernières années. Malgré les radiations abusives massives de milliers de chômeurs. Malgré le plan emploi présenté en octobre mais déjà oublié. Malgré le nouveau calcul du chômage qui le sous-évalue de près d’un point. Malgré surtout le départ à la retraite des baby-boomeurs qui devrait mathématiquement baisser le taux de chômage.
La crise financière n’est pas la seule responsable de cette catastrophe. Nicolas Sarkozy porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle. Il y’a un an et demi il permettait la défiscalisation des heures supplémentaires. Ce dispositif coûte 4 milliards d’euros par an (soit l’équivalent du coût de 100 000 emplois temps plein). La France est le seul pays au Monde, ou une heure supplémentaire coûte moins à l’employeur qu’une heure normale. Résultat, malgré la crise, à cause de Nicolas Sarkozy les entreprises préfèrent recourir aux heures supplémentaires plutôt que d’embaucher.A cause de Nicolas Sarkozy nous avons donc d’un côté des chômeurs de plus en plus nombreux et de l’autre des salariés pressurés qui doivent travailler plus pour essayer péniblement de gagner autant ce qui ne leur permet pas de vivre dignement.
Des solutions existent : le partage du temps du travail. Même insuffisantes, les 35 heures avaient créé plus de 500.000 emplois quand la défiscalisation des heures supplémentaires entraîne des milliers de chômeurs.
Face à une crise globale il faut changer de modèle : il faut partager le travail pour le bien de tous et que chacun puisse équilibrer sa vie. Que certains travaillent jusqu’à 70 ans le dimanche pendant que d’autres souffrent d’une inactivité forcée n’est pas un modèle de vie souhaitable.
Notre société doit sortir de la consommation comme dogme et du gaspillage de ses ressources qu’elles soient naturelles ou humaines. Il en va de l'avenir des habitants de notre planète
Cécile Duflot,
Secrétaire nationale
11:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, retraite, 35 heures, chômeurs
28.12.2008
Vague de froid : la France atomique sauvée par... l'Allemagne antinucléaire
L'explication est simple : pour "justifier" leur politique nucléaire, EDF et l'Etat français ont procédé à l'installation de millions de chauffages électriques. Or, chaque fois que la température baisse, la consommation due aux convecteurs électriques est telle que, malgré 58 réacteurs, le parc nucléaire français est largement dépassé : ce sont alors des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), françaises et étrangères, principalement allemandes, qui sont mises en service pour chauffer la "France électrique".
Le fait est que les centrales nucléaires ne sont pas du tout adaptées aux variations de puissance, elles fournissent une puissance constante... quelle que soit la demande en électricité. Comme EDF continue de promouvoir le chauffage électrique, on note le recours de plus en plus important à des centrales thermiques. D'ailleurs, dans son Rapport d'information n° 357 de juin 2007, le Sénat constate que "la France, pour assurer sa sécurité d'approvisionnement, doit consolider ses moyens de pointe. En effet, le parc de production dispose de surcapacités en base autorisant des exportations d'électricité mais semble insuffisant pour assurer la pointe".
Résultat, comme l'ont récemment reconnu le RTE (Réseau de Transport de l'Electricité) et l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), l'utilisation du chauffage électrique entraine de fortes émissions de co2 qui, même si elles ont lieu en Allemagne, devraient être attribuées à la France et même au nucléaire français.
De fait, depuis 5 ans, c'est l'Allemagne qui est exportatrice nette d'électricité vers la France (*), et non l'inverse comme le prétendent ceux qui, par ignorance ou mauvaise foi, clament que l'Allemagne sortirait du nucléaire... en important l'électricité nucléaire française. Certes, la question de la lutte contre le réchauffement climatique reste entière, mais il est important de comprendre que la "solution" nucléaire n'est pas seulement dangereuse, elle est aussi totalement inefficace et aggrave même la situation.
Une fois de plus, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la seule option d'avenir consiste à économiser l'énergie et développer massivement les énergies renouvelables. C'est seulement ainsi qu'il sera possible de sauver la planète du réchauffement climatique... et du péril atomique.
18:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, électricité, vague de froid
24.12.2008
Arrêt sur images - evit kompren an ORTF nevez
Ec'h an d'ober bruderezh evit ur media hep bruderezh.
Ma 'peus ket graet ho soñj evit profoù zo... Kit da welet al lec'hienn-mañ ha profit ur bloavezh koumanantiñ, kuit da chom e bed ar Bisounours.
12:45 Publié dans Ma 'm bije gouvezet... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tv, médias, manip
L'air du temps

08:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.12.2008
Impression de lecture
Aux fils des eaux
J'avais beaucoup aimé la lecture de "Voyage aux pays du coton" et c'est avec plaisir que j'ai reçu le second opus du Petit précis de mondialisation d'Erik Orsenna consacré, cette fois, à l'eau. L'eau, ce bien si proche, si abondant parfois et tellement convoité, souvent maltraité, toujours au centre de toutes les préoccupations.
"L'avenir de l'eau" est un écrit tout sauf sec et aride: Orsenna sait rendre lisible les exposés les plus indigestes et les plus complexes, rendre fluide l'approche d'une documentation pointue, parfois absconse.
Comme Orsenna, je suis bretonne donc très sensible à l'univers de la mer, cette masse liquide mouvante, changeante, dansante, attirante, enivrante et fascinante. Comme Orsenna, je suis à l'écoute de cet élément, dont nous sommes en très grande partie composés, d'où nous sommes issus, dans lequel nous avons baigné pendant les neuf mois de notre vie intra-utérine, et du fait de mon appartenance à un parti à la couleur verte et des dossiers que je suis dans le cadre de mes fonctions d'élue, la lecture de cet essai ne pouvait que m'intéresser.
L'eau fait partie du paysage breton tout au long des saisons: en crachin qui dure, qui dure, en pluies d'orage, en pluie fine ou en averses ensoleillées. Elle coule au fond de mon jardin, tranquille ou presque tumultueuse selon l'intensité des précipitations, parfois elle transpire de la terre engorgée par la déferlante des nuages gris ou déborde des canalisation pour envahir tout ce qui fait barrage à son élan.
Il est difficile de donner une vue d'ensemble du livre: son foisonnement et sa documentation sont tels que l'on a envie de souligner et de citer de multiples passages.
Erik Orsenna procède de la même façon que son précédent opus consacré au coton (plante par ailleurs grande consommatrice d'eau!!!): il s'est rendu dans différentes régions de globe afin de cerner au mieux les particularismes comme les généralités concernant l'eau. Le tout émaillé de références littéraires: la scène sur le Jourdain est d'une grande intensité.
L'eau est la vie mais aussi la mort: lorsqu'elle charrie trop d'ordures, d'immondices, lorsqu'elle n'est pas assainie avant de desservir les foyers, elle apporte maladies et souffrances; lorsqu'elle devient irrationnelle après une mousson diluvienne ou des fontes de neige énormes, se tranformant alors en rouleau compresseur que rien n'arrête, elle entraîne désolation et scènes de chaos et lorsqu'elle subit de terribles secousses sous-marines, elle devient mur liquide dévastateur! L'eau contient la joie et la malheur dans la moindre de ses gouttes, l'eau terriblement présente ou épouvantablement absente, l'eau, molécules sans lesquelles la vie n'existerait pas. Ce bien, ô combien précieux, ô combien peu respecté parfois et ô combien exploité à outrance, risque de se faire rare, paradoxe pour une planète que l'on appelle aussi la Planète bleue: l'eau douce est en passe de devenir un trésor que l'on défendra bec et ongles...elle cède peu à peu la place à l'eau salée, cette eau qui enfle au fil de la régression de la banquise, cette eau qui monte, monte, lentement mais sûrement, au point que certaines parties du globe n'existeront plus, au point que des hommes deviendront des naufragés climatiques.
Entre l'avancée des déserts et la montée des eaux marines, la recherche mobilise et fait bouillonner nos chercheurs: la déssalinisation peut être une réponse au manque d'eau endémique de certaines régions du globe, coup de frein au développement économique, l'édification d'un mur une étrange réponse indienne au désarroi des hommes du Bengladesh. Seulement, la première provoque des dérèglements au sein des mers (les rejets asphixient et polluent mers et océans, étouffant faune et flore) tandis que le second fait frissonner d'horreur et swinguer le Brahmapoutre, fleuve qui attise convoitises et déverse ses tonnes d'eau sur un pays sombrant peu à peu sous la masse liquide et réduit à l'état d'îles éphémères.
L'eau, ce bien tellement commun et accessible pour nous, est une denrée péniblement lointaine pour un trop grand nombre d'êtres humains: pourquoi existe-t-il tant de disparités et d'inégalités? Pourquoi est-ce si difficile de mettre en place un réseau d'assainissement ou de distribution pour certains pays? Pourquoi tant d'énergies, souvent féminines, perdues dans la recherche et le transport de cet élément vital à la vie mais aussi à la dignité humaine? Comment peut-on laisser, lorsque l'on est dirigeant, ses concitoyens dans une telle incurie? L'eau serait-elle, malgré elle, un moyen de domination sur l'autre? Autant de questions que de situations ubuesques, surréalistes et dramatiques, autant d'interrogations que de main mise sur un bien qui devrait être commun, libre d'accès et pourquoi pas gratuit!
Un bien commun, n'appartenant à personne en particulier et donc appartenant à tous, peut-il être autrement que gratuit? On aimerait bien que ce bien commun soit gratuit, or la facture d'eau semestrielle est loin de l'être! En France, la quasi totalité des collectivités territoriales a délégué ses compétences de gestion à quelques grandes entreprises privées qui se chargent de l'assainissement, du traitement des eaux. Ces derniers ont un coût certain et le développement économique sans prise de conscience environnementale provoque l'augmentation des divers traitements que subit l'eau avant de sortir de nos robinets. Le cycle est titanesque tant sur le plan des produits traitants que sur les infrastructures et on ne peut s'empêcher de tiquer un peu devant le coût lorsque l'on sait que les plus grands consommateurs et "pollueurs" d'eau sont les industriels (chez moi, ce sont les entreprises agro-alimentaires, pourvoyeuses certes d'emplois - mais peu qualifiés et donc rémunérés chichement -) et une certaine agriculture! Depuis quelques années, des collectivités territoriales trouvent des alternatives au prix de l'eau: le retour en régie municipale et/ou communautaire en est une et non des moindres: en effet, passer en régie permet d'économiser 20% à 30% sur la facture car la régie n'a pas d'actionnaires à rémunérer! Avec ces 20% à 30% en plus, une collectivité peut un peu plus respirer et entreprendre des travaux pour l'amélioration de ses réseaux! Donc, si la gratuité de l'eau n'est pas possible, en revanche il n'est pas impossible, loin de là, de permettre une baisse non négligeable de la facture! En tout état de cause, ce type de décision est uniquement politique comme le souligne avec justesse Erik Orsenna.
"L'avenir de l'eau" est un essai dont on sort remué, saisi, émerveillé par les prodiges d'inventivité, de créativité, par les hardiesses et les paris des hommes. C'est un essai qui aborde simplement mais avec rigueur les différents points de vue sur l'eau, son devenir, sa nature et ses utilisations: Erik Orsenna sait également mettre le doigt sur le hiatus, le point de divergence et mettre en lumière la beauté intrinsèque de cet élément basique et essentiel. Après cette lecture, on ne regarde plus le moindre ruisseau ni les plus grands fleuves ou océans de la même manière: nous avons les yeux de Chimène pour ces serpents liquides et ces masses salées qui nous dévoilent leurs forces et leurs faiblesses sous la plume efficace d'Orsenna.
"L'avenir de l'eau" est une ode aux eaux de notre terre mais aussi une ode à la terre, cette terre que l'homme ne peut hélas pas s'empêcher de martyriser: l'eau mal maîtrisée, l'eau détournée, enfermée dans des conduites souterraines, érode les sols, les malmène, les appauvrit et précarise la production agricole, celle qui nourrit les hommes! Orsenna a confiance en l'intelligence des hommes de pouvoir qui ne pourront pas laisser la planète aller droit dans le mur sans réagir....je souhaite de tout coeur que la vie l'emportera sur l'avidité et l'envie d'avoir toujours plus! Au final, l'eau et la terre auront le dernier mot, de cela j'en suis certaine....à nous de faire en sorte que ce dernier mot ne soit pas dévasteur!
Chatperlipopette
08:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : orsenna, eaux, les verts, guingamp
22.12.2008
La Poste suite
Contre la privatisation rampante de La Poste
Nicolas Sarkozy, qui devait pourtant rencontrer demain syndicats et associations, a annoncé aujourd’hui que La Poste serait transformée en société anonyme ouverte aux capitaux publics. C’est une nouvelle marque de mépris pour le dialogue social. C’est une nouvelle déclaration de guerre contre le service public menée par Nicolas Sarkozy, le plus grand dérégulateur de France.
Comme pour France Télécom, comme pour EDF, comme pour GDF il ne s’agit pas de privatiser un service public du jour au lendemain. C’est une privatisation insidieuse et rampante : d’abord on laisse dépérir le service public par manque d’investissement. Puis on crée une « banque postale », séparée des autres activités. Voici maintenant l’étape de la transformation en société anonyme. Viendra ensuite l’ouverture aux capitaux privés. Le processus se terminera par une privatisation totale.
Cette privatisation progressive s’accompagne d’un abandon par étape des missions de service public par La Poste. L’usager devient peu à peu un client et une cible commerciale, plus ou moins rentable. Les bureaux de postes dans les petites communes ferment, et la distribution quotidienne pour les clients « les moins rentables » est menacée. Une fois privatisée soyons certains que l’augmentation des prix bénéficiera aux actionnaires privés, comme ce fut le cas ailleurs en Europe.
Une société qui se veut écologiste doit offrir des services publics performants pour tous. Ces services publics ne peuvent pas être livrés à un marché boursier qui ne raisonne qu’en profits à courts termes.
Les Verts souhaitent une mobilisation pour le service public postal le 29 janvier prochain. Nous soutenons l’action des postiers qui ne doivent pas rester seuls : l’avenir des services publics nous concerne tous.
Cécile Duflot, Secrétaire nationale
08:05 Publié dans communiqué de presse Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : privatisation, la poste, verts, guingamp
21.12.2008
Travail dominical
Ouverture le dimanche :Travailler plus, consommer plus pour vivre moins bien !
Malgré la levée de boucliers, y compris dans les rangs des parlementaires UMP, l’Assemblée nationale, à la demande de l’Elysée, s’apprête à étendre la possibilité d’ouverture du commerce le dimanche.
Cette mesure ne fera qu’asservir un peu plus les salariés les plus fragiles, favoriser les grandes surfaces contre le petit commerce et nous enfoncer encore dans la société de consommation.
Les salariés les plus précaires ne pourront évidemment pas refuser de travailler le dimanche face à la volonté des employeurs ou parce que ce sera le seul moyen de gagner un peu plus. Le travail le dimanche leur sera imposé au détriment de leur qualité de vie, de leur vie de famille et même parfois sans solution pour garder les enfants.
Les petits commerces seront défavorisés par rapport aux grandes surfaces accentuant une concentration déjà très forte en France et vidant encore les centre ville et les quartiers de leur activité au profit des périphéries.
Les circuits internationaux de la grande distribution seront encouragés au détriment des réseaux courts et de la production locale.
On offre comme modèle de loisirs celui de la consommation jusqu’à l’absurde et avec toutes les frustrations qu’elle peut engendrer plutôt que la culture ou la convivialité.
S'il s'agit de relancer l'économie, on ne voit pas en quoi ouvrir les magasins 7 jours sur 7 augmenterait le pouvoir d’achat des salariés et donc la consommation. En revanche les coûts logistiques, d’entretien, de chauffage, d’éclairage et de transports augmenteront en même temps que l’impact environnemental.
Les Verts dénoncent cette nouvelle dérégulation que représente l’extension de l’ouverture le dimanche qui ne fera qu’augmenter les inégalités et détruire la qualité de la vie.
Jean-Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, Porte-parole
08:05 Publié dans communiqué de presse Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.12.2008
Abeilles, sentinelles de l'environnement
Cruiser : Vendeurs de pesticides 1 - 0 Abeilles
Une fois encore, grâce au gouvernement, les vendeurs de produits chimiques ont gagné face à l'évidence écologique. Les Verts demandent le retrait définitif de l'insecticide Cruiser responsable de la disparition des abeilles.
Les Verts rêvent que le gouvernement soit aussi imaginatif pour défendre les pollinisateurs et défendre notre santé des pollutions chimiques qu'il l'est pour défendre les intérêts pécuniaires des vendeurs de produits chimiques.
Alors que les populations d'abeilles diminuent dramatiquement, alors que les études prouvent la nocivité des produits chimiques à usage , agricole pour les être vivants, humains compris, le gouvernement a prorogé l'usage d'un insecticide à la toxicité avérée : le Cruiser.
Organismes aquatiques, abeilles, oiseaux et autres mammifères : la dangerosité du Cruiser pour ces être vivants est pourtant officiellement reconnue.
Outre le retrait du Cruiser, les Verts demandent le retrait immédiat des pesticides, insecticides et fongicides à la toxicité établie et toujours en usage dans notre pays et pourtant interdits ailleurs en Europe, comme au Danemark par exemple.
Ils demandent par ailleurs qu'on transfère les subventions destinées aux modes de cultures polluants aux modes de culture respectueux de la
santé et de l'environnement.
Enfin, les Verts proposent que l'on encourage un mode d'alimentation moins carné, la production de viande étant grande productrice de gaz à
effet de serre et consommatrice de maïs, qui outre l'usage abusif des ressources en eau... induit l'utilisation du Cruiser !
Djamila Sonzogni, Porte-parole nationale des Verts
08:05 Publié dans communiqué de presse Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.12.2008
Triscastin, le Dallas du nucléaire?
Inondation du site nucléaire du Tricastin : "Sortir du nucléaire" demande d'urgence des mesures de radioactivité indépendantes
Dans la nuit de dimanche à lundi, un plan d'urgence interne a été déclanché sur le site nucléaire du Tricastin, du fait de l'inondation des installations nucléaires SOCATRI-AREVA et BCOT-EDF. Cette alerte est due à la montée des eaux de la Gaffière, le fameux cours d'eau qui traverse le site du Tricastin, et qui a été contaminé à plusieurs reprises ces dernières semaines - et particulièrement du fait de la grave fuite d'uranium de début juillet.
Les exploitants AREVA et EDF prétendent qu'aucune contamination n'est ressortie du site, mais l'expérience a montré que leurs discours étaient très peu fiables. Il est donc nécessaire que des mesures soient faites dès ce mardi par des organismes indépendants, par exemple la Criirad, ou des laboratoires étrangers. C'est au ministère de l'écologie de contacter au plus vite de tels organismes.
De façon générale, alors que le site nucléaire du Tricastin existe depuis près de 50 ans, il est stupéfiant que les exploitants soient surpris par la montée des eaux de la Gaffière. C'est une nouvelle démonstration de l'incompétence et de l'irresponsabilité de l'industrie nucléaire, et de l'impuissance des organismes de sûreté (ASN, IRSN). Ces organismes passent le plus clair de leur temps à "démontrer" que la sûreté des installations nucléaires est assurée, mais ils sont régulièrement démentis par les faits.
De toute évidence, il va y avoir tôt ou tard en France un accident grave, voire une catastrophe nucléaire. Pour l'éviter, il faut au plus vite mettre en oeuvre un plan de sortie du nucléaire, accompagné de mesures très ambitieuses en faveur des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables.
Réseau Sortir du Nucléaire
08:05 Publié dans infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







