30.01.2009

Help et solidarité

faucheur_volontaire_ogm.jpgLe 14 août 2006, nous avons neutralisé une parcelle d'essai Monsanto sur la commune de Villereau ( Loiret ). Il s'agissait de la variété de maïs NK 603 MON 810 ( gène de résistance au round up + gène insecticide Bt).
Après notre mise en garde à vue, un jugement de première instance (février 2007 ) et un jugement d'appel (décembre 2007 ), notre pourvoi en cassation a été rejeté en novembre 2008. Nous sommes donc définitivement condamnés au regard de la législation française pour destruction du bien d'autrui commise en réunion.
Les peines se composent de prison avec sursis ( 3 à 4 mois ) et d'amendes qui vont de 1500 à 3000 euros, somme à laquelle il faut ajouter pour 16 d'entre nous 300 euros pour refus de prélèvement d'A.D.N., soit un total de 60300 euros, qui n'inclut pas les frais (270 euros par personne ). Or, au moment ou notre pourvoi en cassation était rejeté, le Conseil d'Etat a déclaré illégales les autorisations d'essais O.G.M. accordées en 2006. L'essai que nous avons neutralisé n'aurait donc jamais du être autorisé. Entre la décision suprême du Conseil d'Etat et nos condamnations successives, la Justice est contradictoire. Notre situation est donc scandaleuse. Par ailleurs, à la suite du Grenelle de l'environnement, le gouvernement français a décidé de suspendre en janvier 2008 la culture du MON 810 ( gène insecticide Bt ), ce qui légitime encore plus notre action. Comble d'injustice, cette condamnation permet à Monsanto de réclamer des dommages et intérêts qui risquent d'être substantiels.
 Considérant que nous n'avons pas agi par intérêt personnel mais en *état de nécessité et pour le bien commun*, nous faisons appel en urgence à la solidarité financière de chacune et de chacun sous forme de petits ou gros chèques libellés à l'ordre du Trésor public ( notez au verso "solidarité Villereau" ).

 Votre solidarité, même minime, participera à donner tout son sens à notre action. Les organisations sont vivement encouragées à diffuser cet appel, cependant, pour des raisons légales, elles ne peuvent signer un chèque à l'ordre du Trésor Public, seuls les particuliers sont habilités à le faire.

Avec nos remerciements,

Les « 32 de Villereau »

 Envoyez au plus tôt votre chèque, libellé à l'ordre du Trésor Public, à l'adresse suivante :
 Olivier Marc
 30 route de kergoat
 29180 QUEMENEVEN

29.01.2009

Conférence-débat

header.jpg Les Verts du Pays de Guingamp vous invitent…

La fin du pétrole?

"Pics de Hubbert et décroissance"

Conférence-débat

Animée par Yves COCHET, député Vert de Paris

Ancien Ministre de l'Environnement

Le vendredi 30 Janvier 2009 de 18h30 à 20h30

Au Théâtre du Champ-au-Roy à Guingamp

L'extraction des ressources minérales et fossiles suit une courbe en cloche dont le sommet est nommé

pic de Hubbert. La décroissance inéluctable de ces ressources, notamment le pétrole, est la plus grande épreuve que notre civilisation ait à affronter aujourd'hui. Ecologiquement, économiquement, politiquement, cette décroissance nous contraint à inventer un monde nouveau. Les sociétés de sobriété sont le seul espoir de maintenir nos valeurs humaines et d’offrir un monde vivable à nos enfants.

Re C’hlas Bro Gwengamp a bed ac’hanoc’h…

Fin ar petrol ?

"Lein Hubbert hag an digreskin"

Prezegenn-tabut

Kaset gant Yves COCHET, kannad glas Pariz,

bet Ministr an Endro

D'ar Gwener 30

et a viz Genver 2009 deux 18e30 betek 20e30

E teatr Maez-ar-Roue e Gwengamp

Ur seurt kloc’h ’vez heuliet gant krommell an tennañ danvezioù maenek pe fosil. Deus krec’h ar grommell ’vez graet

lein Hubbert. N’hallo ’met mont war digreskiñ an danvezioù-se, splann eo, hag en o zouesk ar petrol. Aze emañ an dalc’h. Koulz e-keñver an endro, an ekonomiezh hag ar politikerezh eo ret mat deomp ijin ur bed nevez. Kevredigezhioù an digreskiñ an hini eo a c’hallo respont d’an enkadenn-mañ, o terc’hel mat d’hon talvoudegezhioù hag o kinnig ur bed bevapl d’hor bugale.

Tempête

climat046.jpgAvis de tempête


La tempête qui a frappé le sud ouest, samedi 24 janvier, prend place dans une série de « catastrophes naturelles » dont la gravité et la fréquence depuis quelques années doivent nous alerter. Tempête, ouragans, cyclones, inondations, sècheresse, canicules : comment ne pas voir dans cette succession de phénomènes extrêmes, inédite dans nos zones tempérées, une conséquence du changement climatique.
 
Certes les effets de ces catastrophes pourraient être limités par une attention plus grande au milieu naturel : il faudrait arrêter de construire dans des zones inondables, stopper l’expansion urbaine et l’imperméabilisation des sols. On pourrait mieux gérer les zones humides et laisser aux fleuves leurs zones d’expansion naturelles. On devrait pratiquer une sylviculture plus adaptée avec des arbres plus résistants au vent. Et il serait préférable d’enfouir les réseaux électriques.
 
Mais ces événements appellent aussi une vision plus globale. Fin 2009, l’ensemble des nations doit se retrouver à Copenhague pour relancer la lutte contre le changement climatique, après le protocole de Kyoto. Pour la première fois, les Etats-Unis et la Chine se disent prêts à s’associer aux efforts de la communauté internationale. Mais cette conférence s’annonce mal.

Le paquet énergie-climat adopté sous la présidence française a marqué un net recul des ambitions européennes. L’enjeu était de ne pas dépasser un réchauffement global de plus de 2 degrés qui produirait déjà des effets beaucoup plus importants que la tempête que nous venons de connaître. Mais les mesures adoptées ne le permettront pas.

Le consensus européen n’a été obtenu qu’au prix d’exemptions du marché des droits à polluer de secteurs aussi importants que les centrales à charbon polonaises, l’industrie automobile allemande, et toutes les activités soumises à une concurrence internationale extracommunautaire.

L’Europe qui devait donc être le fer de lance du futur accord de Copenhague a donc implicitement accepté, au nom de la « relance de l’économie », un réchauffement climatique supérieur à 2 degrés. Les conséquences et le coût économique, selon le rapport de l’économiste Nicolas Stern, seront mille fois supérieurs à celui de la tempête de ce week-end.
 
Alors certes il faut aujourd’hui venir au secours des populations sinistrées, rétablir l’électricité, les réseaux téléphoniques, sauver la forêt, indemniser les victimes, mais la tempête est venue nous rappeler que nous ne pourrons négliger impunément la lutte contre le changement climatique.

Jean-Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, Porte-parole  des Verts

Libertés en danger

coladon-libertes.jpgLibertés publiques en danger!


Le recul des libertés publiques continue à un rythme effréné : après la restriction du droit de grève, le fichage ADN généralisé, le fichage des militants associatifs et politiques, la criminalisation des défenseurs des sans-papiers, la condamnation des militants du droit au logement, des défenseurs de l’environnement, le muselage de l’opposition par la réforme du parlement, c’est à la liberté de manifester que s’attaque le gouvernement.

Ainsi on apprend que samedi 24 janvier, c’est une centaine de manifestants de la mouvance libertaire qui ont été interpelés et placés en garde-à-vue. Coincés entre deux cordons de CRS, l’entrée fermée du métro et des immeubles, ils ne pouvaient pas s’échapper ou se disperser comme le leur auraient demandé les policiers. Les manifestants et de simples badauds ont été copieusement gazés, brutalisés avant d’être embarqués. Pourtant la préfecture de police elle-même n'a évoqué aucune dégradation, aucune violence de la part des manifestants. Leur seul tort :"la manifestation n'était pas autorisée !". Sans doute un nouvel épisode du feuilleton : "Madame Alliot Marie voit des terroristes partout". Des abus semblables avaient été ordonnés il y a quelques mois à Vichy face aux défenseurs des droits des étrangers ou plus récemment lors du procès des jeunes de Tarnac.

Il semblerait que le gouvernement ait choisi la politique du pire, museler de plus en plus brutalement toutes les expressions de mécontentement, quitte à les exacerber. Pour l'instant, il essaie surtout de stigmatiser des groupes marginaux ou minoritaires, mais ne nous y trompons pas : si nous laissons faire, chacun de nous pourra bientôt se retrouver victime arbitraire de cette répression.

Les Verts sont très inquiets de ce recul des libertés publiques, à une vitesse sans précédent, et qui menace une frange de plus en plus large des citoyens.

Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, Porte-parole des Verts

Le tableau est de Coladon et s'intitule "Libertés"

28.01.2009

Manif du 29 janvier

javance.jpgManifestons le jeudi 29 : Répondre à l’urgence en préparant l’avenir

Pour les Verts, la crise est à la fois économique, sociale et écologique. Elle n’est pas un accident mais l’échec d’un système qu’on nous présente depuis trois décennies comme la seule politique possible et qui nous a emmenés dans le mur : faillite du système financier, récession, chômage, mais aussi aggravation des inégalités, casse de la protection sociale, recul de services publics, pillage des ressources, destruction des écosystèmes…

Le gouvernement prétend « refonder le capitalisme » mais en réalité, il propose toujours les mêmes recettes : au nom de la relance et de la compétition, c‘est toujours aux mêmes que l’on demande de se serrer la ceinture, de travailler toujours plus et de gagner moins pour financer les cadeaux fiscaux des autres et le renflouement des banques sans contrepartie.

L’urgence écologique quant à elle est reléguée au second plan des priorités : recul du Grenelle, paquet énergie-climat très insuffisant, relance des programmes autoroutiers ou soutien à l’industrie automobile sans exigence écologique.

La conversion écologique de l’économie est pour les Verts la seule réponse durable à cette crise. Au lieu de maintenir artificiellement des secteurs condamnés à décroître, il vaudrait mieux développer les secteurs d’avenir : énergies renouvelables, moyens de transport alternatifs à la voiture, rénovation du bâti, agriculture biologique… C’est là que résident les emplois qualifiés et non-délocalisables de demain.

Le tract des Verts pour la manifestation du 29 janvier est consultable ici

Jean-Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, Porte-parole des Verts

22.01.2009

Nucléaire: l'EPR qui coûte

photo_1215594925098-1-0.jpgConstruction d'un deuxième EPR : l'erreur qui valait trois milliards

Pour Les Verts, la construction d'un réacteur nucléaire supplémentaire de type EPR est une fausse bonne idée économique et une erreur écologique.
 
Une fausse bonne idée économique tout d'abord, car en matière de développement local, les énergies renouvelables permettent à investissement équivalent de produire plus d'énergie et de créer plus d'emplois durables. Une étude indépendante menée pour le compte du Réseau Sortir du Nucléaire l'a démontré pour l'EPR construit à Flammanville.
 
Par ailleurs, l'investissement dans les  énergies renouvelables permet une meilleure répartition de la taxe professionnelle, là où une centrale nucléaire concentre les retombées économiques de façon inéquitable et inefficace.
 
Ensuite, la Champagne-Ardenne est une région où l'agriculture intensive prévaut. Alors que la PAC va prendre fin en 2013 et que les dangers pour la santé et l'environnement de ce type de culture est admis de tous, il est plus que temps de préparer la diversification des revenus des agriculteurs. Les énergies renouvelables peuvent constituer une réponse efficace à ces problématiques.
 
Une erreur écologique ensuite car, comme Les Verts n'ont de cesse de le rappeler, le nucléaire est une énergie dangereuse. La succession d'accidents récents nous le prouve ; les fuites de la centrale du Tricastin l'été dernier en sont le meilleur exemple. Les déchets produits par les centrales ne le sont pas moins, et il n'existe pas de solution technique fiable et durable pour leur gestion.
 

Jean-Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, Porte-parole des Verts

Discrimination et don du sang

0.jpgPour une politique de santé de prévention : VIH et don du sang

La ministre de la Santé poursuit sa politique répressive en matière de SIDA. Dans un entretien au journal Libération du 14 janvier dernier, Mme Bachelot annonce le maintien de l’exclusion des personnes homosexuelles du don du sang. Les Verts dénoncent une nouvelle fois l’absence de réflexion durable en matière de prévention de l’actuel gouvernement et le recours systématique à une politique aveugle et violente.

Pour justifier cette décision, Mme Bachelot s'appuie sur la notion de population à risques, notion pourtant abandonnée depuis plusieurs années par les acteurs de la lutte contre le SIDA. C’est par contre en s’appuyant sur la notion de pratiques à risques, que des stratégies de prévention orientées sur l’estime de soi, la responsabilité personnelle et collective ont pu être mises en place. Ces stratégies ont depuis démontré l’efficacité du préventif sur le répressif. Les Verts, en tant que parti engagé dans une réflexion globale et durable sur le bien-être et la santé, dénoncent cette politique impulsive et irréfléchie qui exclue de son champ l’intégration des minorités et crée des clivages au sein de la population.

Plus grave encore, cette décision favorise l’idée d’une contamination par un groupe plutôt que par des pratiques. Pourtant, les deux derniers ministres en charge de la santé (Xavier Bertrand, Roselyne Bachelot) s’étaient engagés à mettre fin à cette stigmatisation. Ces dernières déclarations laissent également entendre que les personnes ayant des pratiques hétérosexuelles prennent moins de risques en matière de SIDA que les personnes ayant des pratiques homosexuelles.

Afin de répondre aux besoins sanitaires de la population et pour alimenter une réflexion globale en matière de prévention, les Verts demandent au gouvernement d’ouvrir à nouveau le dossier des risques liés à la transmission sanguine en le reconsidérant sous un angle plus authentiquement préventif. Pour être efficace, une politique globale ne peut pas exclure de son champ une partie de la population. La pénurie actuelle du sang ne pourra se passer de la générosité des minorités.

Les Verts

21.01.2009

Europeécologie

tournesols.jpg-Daniel Cohn-Bendit et Monica Frassoni :Co-présidents du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen
  -Eva Joly
  -Cécile Duflot:sécrétaire nationale des Verts
  -José Bové
  -Yannick Jadot   -Jean-Paul Besset    -Pascal Durand
  -François Alfonsi:Porte-parole de la Fédération Régions et Peuples Solidaires
  -Antoine Waechter :Président du Mouvement Ecologiste Indépendant

sont les premiers signataires de l'appel au rassemblement des écologistes pour les élections européennes de juin 2009. Autour du pays de Guingamp 22 personnes ont rejoint cet appel et vous n'en faites toujours pas partie! Est-ce un oubli? Si c'est oui:
-signez au plus vite  en allant sur ce site:www.europeecologie.fr ou cliquez ICI
-venez à la prochaine rencontre qui aura lieu à l'espace d'activité de Roudourou à Guingamp le: lundi 26/01/09 à 19h. La presse est conviée à ce rendez-vous.
-parlez-en à toute personne que vous pensez succeptible de nous rejoindre.

Remaniement ministériel

Ile-Caricavatar.jpgMinistre de l’Immigration ou Ministre des Expulsions ?

Notre ex-ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale est très fier de son bilan : presque 30 000 reconduites à la frontière en 2008, bien plus que l'objectif que lui avait assigné le Président de la République. Mais quel est son bilan en matière de politique d’immigration et de co-développement ?

Il n’en dit pas grand chose et pour cause : les droits des personnes vivant régulièrement en France se réduisent comme une peau de chagrin lors de chaque nouvelle loi sur l’immigration, les associations qui oeuvrent pour une meilleure insertion sociale et professionnelle, contre les discriminations, pour l’inter-culturalité, voient leurs moyens réduits ou supprimés.

Quant au co-développement qui permettrait à un certain nombre de candidats à l’immigration pour cause économique de rester au pays, il reste à l’état de bonne intention.

Le ministère de l’immigration et de l’identité nationale devrait s’appeler le ministère des expulsions, c’est son activité  principale et elle coûte très cher : une reconduite coûte en moyen 2200 euros. A raison d’environ 29 000 par an, c’est plus de 40 millions d’euros qui sont ainsi dépensés. Pour expulser tous les sans papiers, il faudra des dizaines d’années même à ce rythme.

Cet argent serait plus utile pour mettre en place une politique d’accueil digne de ce nom, développer l’apprentissage de la langue, les structures permettant une meilleure insertion socio-professionnelle. Cela coûterait moins cher et serait plus efficace de mettre en place une véritable politique de co-développement et de régulariser les sans papiers.

Enfin, mettre en place une vraie politique de l’immigration assouplissant l’obtention des visas éviterait l’installation clandestine de ceux qui viennent chez nous parce qu’ils n’ont pas d’autre solution pour subsister.

Ne comptons pas sur le nouveau ministre M. Besson pour faire mieux que son prédécesseur. Ministre d’ouverture récompensé par son zèle, il ne pourra que poursuivre dans le sens de Brice Hortefeux et peut être même le dépasser afin de ne pas décevoir M. le Président. 
 

Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, Porte-parole des Verts

18.01.2009

Réforme du parlement

article_photo_1211219450380-1-0.jpgRéforme du Parlement : bâillonner l’opposition

Depuis son arrivée à la présidence, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont entamé une course effrénée de lois, de projets, de réformes qui réduisent chaque fois un peu plus les droits de l’humain et la démocratie dans notre pays : lois sur l’immigration réduisant les droits des résidents étrangers, anéantissant les droits des demandeurs d’asile, pénalisation des militants associatifs et politiques, mise aux pas des avocats, juges et journalistes, nomination du président de France Télévision, emprisonnement des mineurs, peines planchers pour les récidivistes…
 
Aujourd’hui c’est son opposition politique qui est visée.
 
Sous prétexte de rationaliser le travail des parlementaires et d’accélérer les débats, le gouvernement veut mettre en place des « crédits temps » ou un « temps global » limitant la durée du droit d’expression de chaque groupe parlementaire.
 
Cela remet en cause le droit d’amendement et tout simplement le droit de débattre, transformant les deux assemblées du Parlement en chambre d’enregistrement, enlevant la parole à une opposition qui représente plus de 50% des citoyens.
 
Au nom des citoyens qui les ont élus, les parlementaires ont le devoir de résister à ce nouvel assaut contre notre démocratie.

Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts

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