28.06.2009

Les abeilles en ville

2466_2007-0282-bees-images.jpgUn mini reportage sur l'implantation de ruches en ville en région parisienne, à St-Mandé. Guingamp, sous la houlette de l'adjoint au développement durable Yannick Kerlogot (Les Verts), depuis quelques semaine accueille aussi des abeilles (au château de Pierre II et au service des Jardins) afin de sensibiliser la population à l'importance de préserver la biodiversité pour que les abeilles puissent travailler sans attaques de produits phyto-sanitaires.

Il est à noter que l'initiative guingampaise se situe à un niveau beaucoup plus modeste: le coût du partenariat avec l'UNAF étant élevé (8000€/an), le choix s'est donc porté sur un autre mode de fonctionnement: travail assaociant les agents de la ville et les apiculteurs amateurs de cette dernière, créant une synergie dynamique et fructueuse: quatre ruches sont en service et une bonne dizaine de ruches fictives, décorées par les enfants de Centre de Loisirs et de l'école de dessin de Guingamp, égaient les différents rond-points de la ville en y mettant de belles touches de couleur.

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27.06.2009

AZF

AZF : Les Verts se félicitent des réquisitions

Les Verts se félicitent des réquisitions du procureur de la république dans le procès AZF. Ils espèrent que le tribunal saura rendre un verdict à la mesure du drame qui  s’est joué et de la responsabilité des personnes incirminées. Néanmoins on peut regretter que la responsabilité de la société mère Total, même indirecte, n'ait pas été reconnue au cours de ce procès.
 
Les Verts auront joué les Cassandre durant des années, alertant de la dangerosité du site AZF. Les élus en place ont fermé les yeux lors des demandes d’agrandissement du site, permis de construire après permis de construire. Il aura fallu un drame et 31 morts pour qu’on écoute les écologistes!

Hélas, sous l’action des lobbyistes pétroliers et chimiquiers, les mesures de protection proposées par les Verts au parlement européen ont été vidées de leur substance. Et aujourd’hui, le gouvernement affaiblit les procédures d'autorisation des ICPE (installations classées pour la protection de l'Environnement) au nom du business roi. A quel prix?

Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, Porte-parole des Verts

Stop aux EPR

P817730D661371G_px_470__w_ouestfrance_.jpg« Stop EPR, ni à Penly, ni ailleurs » : Appel à Rassemblement le 28 juin à Dieppe

« Le nucléaire n'est pas une énergie renouvelable » a rappelée Angela Merkel, chancelière allemande, à Nicolas Sarkozy. Elle n'est pas non plus une énergie propre du fait de la prolifération des déchets ni un gage d'indépendance énergétique puisque nous importons 100 % de notre uranium.

La France persiste, seule, dans son erreur.

Alors que la France se pose toujours en VRP du nucléaire, avec la décision de lancer un deuxième EPR à Penly (Seine-Maritime), les Etats-Unis ont eux pris un autre virage. Barack Obama a en effet réaffirmé son intention de gagner la course pour le développement massif du réseau des énergies renouvelables et de geler les investissements dans le nucléaire.

Un faute politique et économique majeure.

A l'heure de l'argent public rare, les erreurs d'aujourd'hui pèseront lourd. Les investissements dans le nucléaire sont un gouffre financier peu créateurs d'emplois. Encourager la maîtrise énergétique (isolation des bâtiments, etc.) et développer les énergies renouvelables créeraient, pour un investissement comparable, 15 fois plus d'emplois et ferait baisser nos factures.

La lutte contre le changement climatique méprisée.

Conscients que nous ne pourrons pas ET construire des centrales (EPR) ET développer les énergies renouvelables ET investir dans la maîtrise énergétique nous invitons chacun à se mobiliser pour que la fuite en avant ne soit pas une fatalité. Le meilleur moyen de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre reste de réduire nos consommations d'énergie, et non pas d'encourager la surcapacité de production.

A l'heure des choix, nous faisons celui de la sortie du nucléaire.

Pour marquer ce choix et lutter contre le « pari fou » de l'EPR, les Verts appellent à participer au rassemblement (pique-nique, stands, manifestation) organisé par le collectif « Stop EPR, ni à Penly, ni ailleurs », le 28 juin à 11h sur les pelouses du front de mer à Dieppe.

Djamila Sonzogni, Porte parole des Verts

26.06.2009

Les Verts et l'égalité

0.jpg1969 - 2009 : fier-e-s de nos luttes, à quand l'égalité et l'écologie réelles ?

Le mouvement LGBT et l’écologie politique moderne ont émergé au même moment dans les pays occidentaux. En 1969, dans un même mouvement d’émancipation, d’action citoyenne et d’évolution de la société, les client-e-s du Stonewall Inn. se sont révolté-e-s contre la répression policière et un groupe de militant-e-s américain-e-s ont fondé les "Amis de la Terre".

Héritièr-e-s de cette double mobilisation, les écologistes sont fier-e-s des luttes qu’ils et elles ont menées depuis quarante ans en faveur à la fois de l’environnement et de l‚égalité sociale, mais ils et elles savent qu’il reste encore beaucoup à faire avant que toutes les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre aient disparues et que l’égalité réelle et quotidienne soit une réalité pour toutes les lesbiennes, tous les gays, tou-te-s les bi et toutes les personnes trans.

C’est pourquoi leur mobilisation ne faiblit pas et qu’ils et elles seront encore nombreux et nombreuses à participer à la Marche des fiertés LGBT de Paris, le 27 juin 2009. La Secrétaire nationale, Cécile Duflot, la nouvelle eurodéputée, Karima Delli, la sénatrice-maire de Montreuil, Dominique Voynet, le président du groupe vert au conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Vincent Placé ou encore l’adjoint au Maire de Paris, Denis Baupin, seront notamment présent-e-s.

En tricycles non polluants et accompagné-e-s par le rock’n chorale de l’Echo Râleur, le cortège des Verts/Europe Ecologie revendiquera une nouvelle fois l’ouverture du mariage et de l‚adoption à tous les couples, la fin des procédures humiliantes et injustes imposées aux personnes trans et le droit au séjour en France des personnes discriminées dans leur pays (tract ci-joint).

Parce que l’égalité réelle et le respect de la diversité sont des fondements de l‚écologie politique au même titre de la défense de l’environnement, les Verts appellent tou-te-s les écologistes à les rejoindre samedi 27 juin 2009 à la Marche des fiertés LGBT.

Rendez-vous à 14h au niveau du 35 du boulevard Montparnasse, Paris 14e. Le cortège des Verts est 52e dans l’ordre de marche.

Les Verts

Grenelle de l'environnement...après?

environnement.jpgUne info intéressante envoyée par un membre de Cohérence. Cette info est issue d'une chronique Actu-environnement.

Que restera-t-il du Grenelle de l'environnement ?

CHRONIQUE - Actu-Environnement.com - 19/06/2009
 

Au fil des lectures du projet de loi Grenelle 1 au Parlement, le texte s'est affaibli, empli d'erreurs environnementales graves et d'exceptions en tout genre. Toutes ces concessions accumulées nous promettent des effets destructeurs et fatals à l'esprit initial. Le Grenelle serait-il devenu qu'une caution écologique pour le Gouvernement ?


Le Grenelle de l'environnement : tentative pour une obsolescence programmée des écologistes

A la fin de l'année 2007, le processus Grenelle s'apparentait à un bouleversement des consciences : les dirigeants donnaient l'impression de s'être enfin emparés des problématiques que les écologistes portaient depuis trente ans ; les engagements issus des tables rondes étaient ambitieux, exhaustifs, prometteurs ; nos cris d'alarme semblaient entrer en résonance avec l'agenda politique. Une sorte de vague verte et consensuelle était venue submerger les parties prenantes : associatifs, experts, élus, syndicats, presse, ainsi que l'opinion publique.

« Mais tout le monde est écolo maintenant » est une phrase qui revenait souvent lorsque les Verts tractaient durant la campagne des élections municipales en 2008 ; comme si notre discours était désormais absorbé dans tous les programmes partisans, comme si nos propositions n'offraient plus aucune originalité. Nous vivions un paradoxe : nous avions réussi à convaincre et par ce succès même, nous perdions notre raison d'exister à part entière. Derrière la démarche louable du Grenelle, sensée accorder une orientation plus écologiste à la politique gouvernementale, se cachait une stratégie d'appropriation mensongère. Il fallait brouiller les pistes, faire croire que l'on pourrait faire de l'écologie sans les écologistes. En usurpant le discours des Verts, en mettant en scène tambours battants le Grenelle de l'environnement, l'objectif était de remettre en cause le rôle des écologistes dans le débat public et de substituer une action gouvernementale à un militantisme partisan.


Un Grenelle lacunaire : les questions occultées trahissent l'engagement partiel du gouvernement

Trois manques importants sont venus d'emblée ternir le processus du Grenelle : ni le nucléaire, ni les OGM, ni la raréfaction des ressources non renouvelables du sous-sol, ne seraient pris en compte. Jamais. C'était une condition initiale du président de la République. La loi OGM a été votée au printemps 2008. Il n'était plus question d'y revenir. Nous nous retrouvons donc dans cette situation tangente où la clause de sauvegarde est activée, mais où un texte normatif autorise la coexistence entre cultures OGM et non OGM. Question nucléaire, les gouvernements successifs s'obstinent à vouloir maintenir l'exception française : être le pays le plus nucléarisé au monde. Insécurité, risques immenses, raréfaction de l'uranium, coût astronomique, pollutions sur des milliers d'années, problème des déchets, prolifération. Aucun argument ne semble ébranler les convictions. Quant à la raréfaction des ressources du sous-sol, lesquelles constituent la base matérielle des trois-quarts de nos richesses, nulle trace dans le Grenelle qui ignore ainsi ce qu'est un pic de production, une déplétion géologique, un coût économique d'extraction.

Dès le départ, le jeu du Grenelle était biaisé. En occultant ces trois thématiques, le gouvernement n'a pas saisi leur portée. Il a mis de côté la question éthique et sanitaire du franchissement de la barrière des espèces et de la contamination transgénique irréversible. Il s'est dérobé face aux enjeux de sécurité collective issus du nucléaire. Il est resté aveugle à la finitude des ressources du sous-sol. « Tout le monde est écolo maintenant » ? Pas au gouvernement en tout cas.


Lente décomposition progressive du Grenelle

Le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l'environnement a subi un enchaînement de trahisons multiples au fil des lectures du texte à l'Assemblée et au Sénat. Nous nous trouvons désormais face à un texte faible, rempli d'erreurs environnementales graves. Au fil des amendements, chacun est venu greffé sa ligne TGV, son autoroute, son exception. Certains ont voulu défendre les agro carburants, les pesticides, les incinérateurs, le chauffage électrique. Mis bout à bout, ces éléments sont-ils cohérents avec une société écologique ? Toutes ces concessions accumulées nous promettent des effets destructeurs et fatals à l'esprit initial du Grenelle.

Suite à la 2ème lecture d'un texte d'orientation sans mise en œuvre concrète de ses mesures, nous pouvons dire que cette lenteur est symptomatique de l'état d'esprit du gouvernement : la question écologique est reléguée au second plan. Au vu des discussions ayant eu lieu en commission des Affaires économiques à l'Assemblée, et aux vues des amendements qui y furent adoptés, il y a de fortes raisons de s'inquiéter.

 
Un Grenelle mensonger : ce que le gouvernement a laissé passer d'inacceptable

L'amendement Ollier, à l'article 4, sur la modulation du seuil énergétique des bâtiments est maintenu. Cette autorisation est une porte ouverte au chauffage électrique, source de gaspillage et de pollution. Aujourd'hui, ce sont plus de 300.000 familles qui sollicitent une aide sociale pour régler leur facture d'énergie. Le chauffage électrique est à la fois une calamité sociale, écologique et économique. Il est également une aberration thermodynamique.
L'achèvement des projets d'autoroutes en cours est toujours prévu. A l'issue des tables rondes du Grenelle, il avait été pourtant question du gel des constructions, avec, à la clef, un moratoire sur les autoroutes. On peut déplorer l'archaïsme qui a guidé ce maintien des autoroutes, alors que l'on prône les mobilités alternatives, les transports en commun. Un nouvel amendement introduit en commission dispose que les petites éoliennes de moins de 36 kw de puissance doivent être soumises aux Plans régionaux d'énergie renouvelables. Cette disposition d'apparence anodine revient à complexifier l'installation de petites éoliennes individuelles. Que le gouvernement ait laissé passer un amendement de cette nature est un signe supplémentaire de son engagement craintif dans une véritable transition énergétique.

L'amendement introduit au Sénat par le sénateur Daniel Soulage est très inquiétant. Il consiste à exonérer des réductions de pesticides les cultures dites mineures. Cette expression « culture mineure » est floue et n'a pas de définition normative claire. Chaque exploitant peut donc la tourner à son avantage s'il souhaite se dispenser des mesures de diminution dans l'usage des phytosanitaires, notamment dans le secteur fruits et légumes. A propos d'agriculture, 25% des émissions françaises de gaz à effet de serre sont absentes du Grenelle : le méthane et le protoxyde d'azote.

Un dernier exemple ? Un amendement de Michel Raison et de ses amis UMP rompt délibérément l'équilibre des parties prenantes du Grenelle initial en introduisant dans le Comité de suivi une nouvelle « partie prenante » : les chambres consulaires ! Les Chambres de Commerce et d'Industrie, les Chambres d'Agriculture, les Chambres des Métiers et de l'Artisanat.

Ces quelques éléments ne sont bien sûr par les seuls à poser des problèmes. Mais ils sont représentatifs des erreurs accumulées lors des discussions. Le Grenelle ne serait-il plus qu'une étiquette d'affichage, une caution écologique dans le programme gouvernemental ? Trop d'entraves à l'intégrité écologique ont été commises. Nous nous sommes abstenus lors du vote solennel. Les députés des groupes UMP, Nouveau Centre et Socialiste, ont en revanche voté favorablement au texte. Tout le monde n'est pas encore écolo sur les bancs de l'Hémicycle.

Yves COCHET
Mathématicien, ancien Ministre de l'Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.

Les Chroniques de Corinne Lepage et Yves Cochet sont publiées tous les mois et en alternance, sur Actu-Environnement.

OGM encore et toujours

fauchage anti OGM.gifDeux articles publiés sur le blog des faucheurs volontaires du 49 à lire sans retenu (frissons garantis!!) ICI   et LA !

Bonnes et surtout saines lectures! Diantre que de contance et de combat pour vivre la démocratie sur certains sujets polémiques et épineux.

 

25.06.2009

Palestine

conflit_ip.jpgL'État palestinien selon Netanyahou : un recul inacceptable!

Les propositions du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou concernant les modalités de l'existence d'un État palestinien sont une   véritable provocation.

Ces conditions sont inacceptables pour les Palestiniens, et pour toutes celles et ceux qui veulent la paix.

Comment l'une des premières puissances militaires mondiales peut-elle interdire à un nouvel État d'avoir une armée, un contrôle de ses frontières, de son espace aérien et de ses eaux territoriales?

Comment un nouvel État peut-il se construire dans un territoire mité par des colonies?

Ce n'est pas d'un protectorat dont les palestiniens ont besoin mais d'un État souverain.

Benjamin Netanyahou et son gouvernement veulent juste gagner du temps pour répondre aux demandes de plus en plus pressantes des démocraties de ce monde et du président des États-Unis d'Amérique Obama.

Les Verts regrettent la position de la plupart des pays européens et des États-Unis qui ont considéré ces déclarations comme un « pas qui va dans la bonne direction ». Cela revient tout simplement à cautionner le gouvernement le plus réactionnaire et belliqueux qu'Israël ait connu.

Les Verts revendiquent l'application du droit international qui affirme le droit des palestiniens à un état souverain avec toutes ses prérogatives notamment les frontières de 1967, le retour des réfugiés et Jérusalem-Est comme capitale.

Les Verts dénoncent l'attitude du gouvernement français qui une fois de plus se range derrière le gouvernement d'Israël, en continuant d'appuyer la poursuite des négociations sur le rehaussement du partenariat entre  l'Union Européenne et Israël, sans exigence qu'Israël respecte les droits  humains en Cisjordanie et à Gaza.

L'heure est à une politique de sanctions, tant sur le plan diplomatique qu'économique aussi longtemps qu'Israël n'arrêtera  pas la colonisation et ne s'engagera pas dans un processus de paix.
 
L'Union européenne qui déclare vouloir une négociation pour la création d'un État palestinien doit lier cette négociation à celle qu'elle mène pour le rehaussement du partenariat UE-Israël.

En recevant le chef du gouvernement israélien, le 24 juin prochain, Nicolas Sarkozy fait un pas de plus dans sa politique de soutien inconditionnel aux gouvernements israéliens successifs.

Les Verts soutiennent le rassemblement du Collectif pour une paix juste au Moyen Orient qui se déroulera le mardi 23 juin à 18H30 devant le métro Franklin Roosevelt, à l'angle de l'avenue des Champs-Elysées et de l'avenue Montaigne. Ils seront représentés officiellement par Djamila Sonzogni, porte-parole nationale.

Djamila Sonzogni, Jean-Louuis Roumégas, Porte-parole des Verts

24.06.2009

Remaniement ministériel

08-03-20-sarkozy-remaniement-ministeriel.jpgRemaniement : à droite toute!

Le remaniement ministériel ne laisse aucun espoir à une inflexion dans la politique du gouvernement, bien au contraire. La nomination d’Hortefeux, d’Estrosi, la promotion d’Alliot-Marie laissent présager du pire, annonçant une politique encore plus libérale, plus sécuritaire et anti-écologique.
 
Ce petit jeu de chaises musicales ne modifiera pas substantiellement la ligne politique du gouvernement. Les Verts jugent l’équipe Fillon-Sarkozy sur la réalité de leurs actes plutôt que sur leur mise en scène. Le vote au rabais des lois Grenelle montre que la droite n’est hélas pas à la hauteur de la crise écologique que nous traversons.
 
Ce remaniement montre que le gouvernement se radicalise avec la nomination des pires réactionnaires du champ politique que sont MM. Estrosi ou Lellouche et en accordant une promotion à Michèle Alliot-Marie.
 
Avec la disgrâce de Rachida Dati et la rétrogradation de Rama Yade, on peut constater que l’ouverture sur la diversité à des postes régaliens recule ! Ce n’est pas le petit secrétariat d’Etat donné à Nora Berra qui va compenser. Que dire aussi de la suppression d’un poste dédié aux droits de l’homme, même s'il n'était que symbolique.

Le seul fait notable de ce jeu de quille ministériel est la tournure que prend cette soi-disant ouverture. Du côté des écologistes c’est l’échec. Du côté de la gauche, elle se réduit à une personnalité recrutée avant tout pour son patronyme, quelles que soient ses qualités.
 
Peut-être les animateurs qui se nomment Blum ou Royal auront-ils eux aussi une chance de promotion au prochain remaniement?

Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, Porte-parole des Verts

     

Discours de Versailles

nicolas1_zoom.jpgRéaction presse de Cécile Duflot au discours de Versailles du 22 juin 2009

Après l’écoute du discours de Versailles, il est légitime de se demander s’il était nécessaire de bousculer la Constitution et de dépenser près d’un million d’euros pour assister à une compilation d’annonce déjà vue. Sur la forme, l’allocution de Nicolas Sarkozy avait tout d’un discours de campagne électorale. Sur le fond, il y avait peu d’annonces précises et nouvelles. Il ne suffit pas de proclamer le changement pour qu’il ait lieu.
 
Quand Nicolas Sarkozy évoque la crise écologique, on peut se demander pourquoi, près deux ans après le Grenelle, la loi Grenelle I n’est toujours pas définitivement votée par le Parlement. Quand il évoque la situation dans les prisons françaises, dont « l’état serait une honte pour notre République », on s’interroge sur les raisons du blocus autour de la –très timide- loi pénitentiaire. Quand il dénonce les inégalités dans nos banlieues, on souhaiterait savoir ce qu’est devenu le grand plan « Espoirs Banlieues » lancé il y a 18 mois.

Sur la « taxe carbone », Les Verts restent bien sûr ouverts à une discussion sur la contribution énergie-climat ou sur la réforme, indispensable vers une fiscalité écologique. Mais il ne faudrait pas que cette contribution se transforme en charge supplémentaire pour les foyers les moins aisés. Il ne faudrait pas non plus qu’elle se substitue entièrement à la taxe professionnelle, les communes se battant alors pour attirer les industries les plus polluantes chez elles.

Il est surprenant que la situation des intérimaires et de l’ensemble des salariés précaires n'est pas été évoquée, alors qu’ils sont les premiers concernés par la crise. Sur le grand emprunt national ou la réforme des retraites, il faudra avoir plus d’éléments pour se prononcer. Nous resterons vigilants sur ces réformes.
 

Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts

19.06.2009

Omniprésence, omnisurveillance

surveillance.jpgL’omni-surveillance du gouvernement Sarkozy, soutien à Vincent Geisser

Le gouvernement poursuit sa volonté de brider, contrôler la société et aujourd’hui il s’attaque à la recherche et à ses chercheurs. Cette dynamique s'illustre avec le cas de Vincent Geisser, politologue  et chercheur dans un laboratoire rattaché au CNRS, l'Institut de  Recherche et d'Etudes sur le Monde Arabe et Musulman. En tant que chercheur et citoyen, il n'a jamais hésité à prendre des  positions publiques sur des sujets relatifs aux dictatures en Afrique,  aux discriminations et au racisme en politique ainsi qu'à l'Islam. Dans  ce cadre, il a produit une enquête quantitative sur les  enseignants-chercheurs issus des migrations maghrébines.
Son travail a suscité « l'attention » particulière du fonctionnaire  sécurité défense du CNRS qui par la suite s'est très vite transformée  en surveillance policière. Celui-ci a mené une activité de surveillance  de l'ensemble des écrits de Monsieur Geisser.
Cette affaire éclate aujourd'hui parce que ce fonctionnaire sécurité  Défense a pris prétexte de l’envoi d'un courrier électronique strictement privé, et qui n'avait donc pas vocation à être diffusé de Monsieur Geisser, pour le traîner devant le « conseil de discipline » du CNRS.
Les Verts condamnent la procédure inacceptable dont est victime Vincent Geisser et dénoncent la présence d’un représentant de la Défense auprès du CNRS pour contrôler les travaux de recherche. Au-delà de la procédure ce que révèle cette affaire c'est la surveillance policière dont sont victimes les citoyens et le musellement de la liberté d'expression.


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