07.10.2009

Film à l'affiche

affiche.jpgLe syndrome de « l'écolo-choc » ? (Novéthic)

En salles le 7 octobre, Le syndrome du Titanic, documentaire réalisé par Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, s'inscrit dans la lignée des films écolo-choc de ces dernières années. Avec quel impact sur le public ?

« Je crains d'être devenu lucide. » Nicolas Hulot a changé de ton. De toute évidence, la beauté de la Nature n'est plus un argument suffisamment puissant pour mobiliser les hommes. C'est désormais d'une voix grave qu'il commente, non sans une pointe de lassitude, les images du Syndrome du Titanic. Co-réalisé avec Jean-Albert Lièvre, le documentaire illustre l'absurdité de notre besoin insatiable de consommation, et l'injustice sociale exacerbée que subissent les plus démunis. Des images chocs s'enchaînent, dans un souci d'interpeler une fois de plus celui qui a les moyens de les voir. Hulot et son équipe sont donc allés filmer les routes sur-bondées des quatre coins du monde. Les foreuses, qui aspirent goulument un pétrole de plus en plus rare. Les riches, qui campent patiemment devant les magasins pour acheter le dernier i-Phone. Sans oublier les pauvres, qui trient à mains nues les composants toxiques des merveilles technologiques déjà dépassées. Un monde absurde, dans lequel l'appétit de richesse est devenu incontrôlable.
Nicolas Hulot l'avoue d'ailleurs, il a lui-même longtemps considéré le progrès « comme un processus irréversible dans les mains duquel on pouvait s'abandonner. » Mais le vent a tourné. Les ressources manquent déjà, et les premières guerres de la faim grondent dans plusieurs régions du monde. Alors, comme beaucoup, M. Ushuaia tente de réveiller les consciences, quitte à faire grincer les dents de ses plus fidèles sponsors. « Le modèle économique dominant n'est plus la solution, mais bien le problème. (…) Pourra-t-on prospérer sans croître ? » Un appel à la décroissance à peine dissimulé.
 
Des sponsors souvent controversés


Mais qu'en pensent donc EDF, L'Oréal, Bouygues ou la SCNF, qui figurent de près ou de loin dans la liste des sponsors de Hulot ? D'après l'émission PopCom de Canal+, l'écologiste aurait justement édulcoré la fin de son film sous la pression de la SNCF. L'intéressé affirme au contraire n'avoir « fait aucune modification suite à des commentaires de partenaires », et assume pleinement ce financement par des entreprises multinationales : « pour agir, il faut en avoir les moyens », justifie-t-il. Un argumentaire que l'on retrouve chez Yann-Arthus Bertrand, dont le film Home a été financé en grande partie par le mécénat de François-Henri Pinault, à la tête de PPR. Certes, sans le sponsoring d'entreprise, ces grosses productions ne verraient sûrement pas le jour. Mais leur crédibilité n'en est pas moins écornée, et sujette à polémique.
 
De nombreux cinéastes se sont brillamment essayés au film écologique sans solliciter les deniers de l’entreprise. C’est le cas notamment de l’autrichien Hubert Sauper, réalisateur du Cauchemar de Darwin (2004), et de son compatriote Erwin Wagenhofer auteur de We feed the world (2005), et plus récemment de Let’s make money (2009). C’est le cas également de Franny Armstrong, dont la fiction The age of stupid (2009) a été réalisée grâce à un financement communautaire : près de 250 citoyens ont investis entre 500 et 38 000 euros chacun.
 
Quel impact sur le grand public ?


Bien sûr, ces films ne bénéficient pas de la même visibilité et de la machine promotionnelle que Home, Le syndrome du Titanic ou Une vérité qui dérange (Al Gore, 2006). Ceux-là sont diffusés en masse, parfois dans des circuits gratuits pour les spectateurs (8,3 millions de téléspectateurs ont ainsi pu regarder Home sur France 2 le soir de sa sortie internationale). Ils sont projetés dans les écoles, les entreprises, voire même à l’Assemblée Nationale. Car c’est bien leur objectif : être vus par le plus grand nombre. Certes, les vertus pédagogiques de ces grosses productions sont indéniables. Mais quel est réellement l’impact social qu’on leur prête ? Favoriser une prise de conscience pour certains, se sentir culpabilisés pour d’autres, voire découragés d’agir tant les messages sont alarmistes ? 

Anne Farthouat
Mis en ligne le : 06/10/2009
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04.06.2009

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Vendredi 5 Juin 2009: sortie en salles et à la télévision publique du film de Yann Arthus-Bertrand:

 

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Aperçu ICI

Alors n'hésitez pas à allumer votre télé!!!! 

06.01.2009

Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre

Brennilis.jpgLe 20 janvier prochain aura lieu à Lannion une projection-débat autour
du film de Brigitte Chevet "Brennilis, la centrale qui ne voulait pas
s'éteindre", en présence de Michel Marzin, ancien employé de cette
centrale, qui témoigne dans le documentaire.

Cette animation est proposée par le Groupe local des Verts du Trégor [littoral...].

Lieu : salle de conférence du Centre Savidan, rue Jean Savidan à Lannion
Date et heure: 20 janvier 2009 à 20h30
Entrée libre

20.11.2008

Nos enfants nous accuseront

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A l'initiative de Yannick KERLOGOT, adjoint au développement durable, la ville de Guingamp organise

Lundi 24 novembre à 20h15 aux Baladins

une projection suivie d'un débat en présence d'Edouard CHAULET, Maire de Barjac, et Jean-Paul JAUD, le réalisateur (sous réserve)

La courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. 

 Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d’ordre : ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.

Info de dernière minute:

Le film Nos enfants nous accuseront sera effectivement suivi d'un débat avec Edouard Chaulet mais aussi avec le réalisateur Jean Paul Jaud !!!! à l'issue de la séance de 14h00 et 20h00.

 

 

07.11.2008

"Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre"

IMG_2698.jpg

Un film documentaire de Brigitte Chevet, à voir sur :

- France 3 National le samedi 8 novembre 2008 à 0 h 20 (attention, il faut comprendre dimanche matin !) et samedi 15 novembre à 4 h 00 du matin !

- France 3 Ouest le samedi 15 novembre à 16 h 00

Brennilis devait servir de vitrine au savoir-faire d'EDF en matière de démantèlement... 

 

06.11.2008

Sur Arte

arte-logo.pngUn sujet qui mérite le débat dans la société, ce film peut y aider...

"Un sujet au coeur de l'actualité, abordé pour la première fois dans un film fiction"

Lors d'un test de sécurité, un grave incident se produit à la centrale nucléaire de Cateneau. Un film inspiré des incidents survenus ces derniers temps dans des centrales nucléaires françaises et des conclusions d'un rapport de l'IRSN, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire.

 Un film fiction à voir sur ARTE, ce vendredi 7 novembre 2008 à 21 h. Rediffusion le samedi 15 novembre à 15 h 55

 Visionnez la bande annonce ici 
 
Le début de l'histoire :
 Une délégation indienne, dirigée par Kuldip Badhwar, se rend en France pour concrétiser l'achat de quatre réacteurs nucléaires nouvelle génération. Le représentant indien est accueilli à la centrale de Cateneau par Blandine Maurizet, chargée par le ministère de l'Industrie d'organiser la visite du site. Kuldip Badhwar exige des garanties sur la sûreté des installations et demande un test d'arrêt d'urgence du réacteur. Le ministère, sûr de sa technologie, donne son accord. Mais la manoeuvre, qui ne devait être qu'une simple opération de routine, vire au cauchemar...
 Merci de rediffuser largement cette information

 Philippe Brousse, Directeur du Réseau "Sortir du nucléaire"
 http://www.sortirdunucleaire.fr

Le nucléaire connaît aujourd'hui un véritable retour en grâce. En ces temps de réchauffement climatique et de crise pétrolière, on le présente comme le moyen d'assurer notre indépendance énergétique à moindre coût, tout en limitant l'impact sur l'environnement. Curieusement, la question des risques ainsi que celle du retraitement des déchets ont complètement disparu du débat public. Comme s'il était admis par tous que, pour répondre aux besoins, il n'y avait pas d'autre solution que de développer le parc nucléaire. La France en profite pour exporter son savoir-faire partout dans le monde (Chine, Inde...), négociant en échange d'importants contrats pour ses entreprises nationales. Le film réalisé par François Luciani tombe à point nommé pour rappeler quelques vérités. Notamment le fait que le nucléaire est une énergie à haut risque : les centrales françaises connaissent chaque année une vingtaine d'incidents potentiellement catastrophiques. Dans ces conditions, un incident grave est aussi imprévisible qu'inéluctable. Le film souligne aussi les conséquences dramatiques que peut avoir l'attitude des autorités publiques lorsqu'elles abandonnent le principe de précaution au profit d'une logique commerciale.


Quand la réalité rattrape la fiction :

 Le 30 septembre, le Premier ministre indien Manmohan Singh et le président français Nicolas Sarkozy ont signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil. Pour la France, les retombées commerciales seraient énormes : on estime que, en contrepartie, les entreprises françaises pourraient rafler 20 milliards d'euros de contrats en Inde dans les quinze prochaines années.

 Cet été, la France a connu des incidents liés au nucléaire :

     * 7 juillet : grave fuite d'uranium (74kg) dans un cours d'eau à
       proximité, à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse)

     * 18 juillet : découverte de contaminations des sols par une canalisation rompue depuis des années à la FBFC-Areva
    (Romans-sur-Isère, Drôme)

    * 20 juillet : 15 salariés contaminés à celle de St-Alban (Isère)    

    * 23 juillet : 100 salariés contaminés à la Centrale nucléaire EDF
       du Tricastin (Drôme)

     * 6 août : aveu de rejets illégaux de carbone 14 radioactif depuis
       des semaines à nouveau à la Socatri-Areva

     * 21 août : aveu de contaminations des sols par une canalisation
       rompue elle aussi depuis des années à la Comurhex-Areva
       (Pierrelatte, Drôme)

16.09.2008

Faut-il avoir peur de la fin du pétrole ?

Sur Arte ce mardi 16/09 à 21h (rediff. le 18/09 à 9h55)

Quel avenir pour le marché énergétique face à l'épuisement des réserves naturelles ? Mieux que tout autre signal d'alarme, la flambée des prix de l'or noir a fait prendre conscience à la planète qu'elle vivait au-dessus de ses moyens. Et si cette redoutable crise s'avérait salutaire ?

Pompe.jpgEn rassemblant des images d'archives, des documents de la NASA et des extraits de films, le réalisateur Ray McCormack et le journaliste Basil Gelpke prévoyaient déjà, il y a deux ans, la crise du pétrole dans laquelle nous sommes entrés. Dans un tour du monde d'experts, leur documentaire montre comment, en 150 ans, l'homme a presque épuisé des réserves qui ont mis plusieurs millions d'années à se constituer. Ce constat soulève des questions inquiétantes pour l'avenir proche : combien de pétrole reste-t-il ? Se pourrait-il qu'une guerre éclate entre des pays s'arrachant les dernières réserves ? La recherche se tourne vers de nouvelles sources d'énergie, pour que l'on puisse un jour pallier l'épuisement de ces ressources non renouvelables. Ainsi, au-delà de l'avenir du pétrole et de son histoire, le film s'interroge sur la question énergétique dans sa globalité, sans doute la plus importante et la plus complexe de notre époque, dont il expose avec clarté et rigueur les paramètres écologiques, économiques et politiques.

 

 

04.09.2008

Ce film peut vous intéresser

nos-enfants-nous-accuseront.jpgNos enfants nous accuseront

Chaque année, 1,1 % d'enfants supplémentaires sont victimes du cancer. 70 % de ces cancers sont liés à l'environnement. Des chiffres qui font froid dans le dos... Dans un documentaire choc projeté lors du festival de Cannes, Jean-Paul Jaud, le réalisateur de Nos enfants nous accuseront, met en garde contre l'usage des produits phytosanitaires en agriculture.

Le film raconte la courageuse initiative du maire de Barjac, un village du Gard, qui décide de faire passer la cantine scolaire en bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Les témoignages se succèdent de parents et d'agriculteurs de la municipalité exposés aux produits phytosanitaires et confrontés au cancer où à des problèmes neurologiques. Un film engagé qui tire la sonnette d'alarme sur l'usage intensif des produits chimiques et leurs conséquences sur la santé

Réalisateur : Jean-Paul Jaud
Long-métrage, Documentaire, Environnement, Alimentation
Langue de tournage
: Français
Nationalité : 100% français (France)
Sortie en France : 15/10/08
Durée : 1h 52mn
Etat d'avancement : Sortie à venir
Site officiel : http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com
Production déléguée : J+B Séquences
Distribution France : CTV International http://www.unifrance.org/annuaires/societe/56402/ctv-international
Exportation/Ventes internationales : Wide Management http://www.unifrance.org/annuaires/societe/314387/wide-management

Synopsis
-Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement.

-70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation.

-Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants.
-En France, l'incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l'homme.

Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face de réagir en faisant passer la cantine scolaire en Bio. Ici comme ailleurs la population est confrontée aux angoisses contre
la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agro-chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants nous ne accusent pas.

21.05.2008

Changements climatiques : une menace pour la paix

310163439.jpgSI vous l'avez manqué hier soir...

De la mer de Barents au lac Tchad, du Bangladesh au pôle Nord, enquête sur les possibles conflits à venir. Un remarquable travail prospectif.
C'est désormais une évidence : la Terre se réchauffe et les changements climatiques vont au mieux remodeler notre monde, au pire le conduire à sa perte. Avec un ou deux degrés de plus, notre planète, déjà surchauffée par les émissions de gaz à effet de serre, risque de s'embraser. Cette vision d'apocalypse, programmée pour les décennies à venir, n'appartient plus aux seuls écologistes. Désormais, les scientifiques, les politiques et même les militaires - généralement plus prudents - le reconnaissent : les changements climatiques menacent la paix mondiale. Au Nord, ce sont d'abord nos conforts et nos économies qui vont souffrir ; au Sud, ce sont les populations qui devront fuir leurs territoires devenus invivables. Mais cette frontière nord-sud n'est plus uniquement géographique : elle traverse désormais les pays développés comme les pays émergents. Un peu partout, ces changements vont aggraver les inégalités, les injustices et la fracture sociale... Cette crise annoncée n'épargnera personne. Elle s'impose déjà comme un défi global à toute l'humanité. Des gisements de gaz en mer de Barents aux rives érodées du Bangladesh, de l'académie militaire américaine de West Point aux inondations qui menacent le sud de la France, "Thema" fait un tour du monde des lignes de fracture, ponctué par les interventions de quelques grands experts internationaux (Peter Schwartz, auteur du rapport secret du Pentagone sur le réchauffement climatique, le journaliste Hervé Kempf, le philosophe Yves Paccalet, l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine...).
A voir ICI pour encore quelques jours

15.05.2008

Projection-débat "Des pierres contre des fusils"

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Lundi 19 mai 2008

- 14h30 au cinéma Balladin de Perros-Guirec (22)
- 20h45 au cinéma Balladin de Guingamp (22).

Avec les réalisateurs Nicole et Felix le Garrec.

Rappelez-vous Plogoff. C’était en février 1980. Toute une population refusait l’installation d’une centrale nucléaire à quelques encablures de la Pointe du Raz, face à l’île de Sein, dans cette baie d’Audierne ouverte sur l’Atlantique. Six semaines de luttes quotidiennes menées par les femmes, les enfants, les pêcheurs et les paysans de cette terre finistérienne, désireux de conserver leur âme. Six semaines de drames et de joies, de violences et de tendresse. L’épopée d’un peuple du Cap Sizun face aux pressions de notre société moderne.

Nicole et Félix Le Garrec ont filmé, jour après jour, la vie de Plogoff pendant toute cette période.

Durée du film 90 mn.

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