18.07.2008
C'est l'été...
Le blog des Verts de Guingamp passe en mode estival: les communiqués de presse et autres infos seront plus espacés.
Nous vous remercions de votre compréhension.
Les Verts de Guingamp
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11.07.2008
Tricastin, analyse et actions de la CRIRAD
Dans le cadre de la convention d'objectifs signée avec la Région Rhône-Alpes, la CRIIRAD procèdera cet après-midi à des mesures et prélèvement dans l'environnement du Tricastin.
A. Dépassement considérable des limites maximales autorisées (que ce soit pour 360 ou 75 kg d'uranium) !
Dans son premier communiqué de presse, basé sur 360 kg d'uranium, la CRIIRAD précisait que la fuite avait provoqué le rejet dans l'environnement d'au moins 9 000 Mégabecquerels (MBq), soit un dépassement de plus de 100 fois la limite maximale autorisée sur l'année ( 71,7 MBq) et de plus de 700 fois la limite maximale mensuelle. L'exploitant semble avoir revu ses chiffres à la baisse. Le rejet ne serait plus de 360 kg mais de 75 kg. Sur la base de ces nouvelles données (qui restent à préciser, voir ci-dessous), on peut conclure :
1/ que le rejet a dépassé d'un facteur 27 ( !) la limite maximale annuelle_ fixée par l'arrêté interministériel (article 18) : rejet d'au moins 1 918 MBq pour une limite de 71,7 MBq.
2/ que le rejet, effectué sur quelques heures, a dépassé d'un facteur 161 ( !) la limite maximale mensuelle fixée par l'arrêté : rejet d'au moins 1 918 MBq pour une limite mensuelle de 11,95 MBq. Les commentaires de la CRIIRAD sur le dépassement de la limite d'activité volumique restent inchangés : la limite réglementaire a été pulvérisée : concentration de plus de *300 000 Bq/l* pour une limite maximale de 50 Bq/l. Pour la violation de l'interdiction de rejet dans la Gaffière et l'interdiction de rejet des effluents issus de l'uranium de retraitement voir le communiqué précédent.
B. La CRIIRAD demande des explications sur :
1/ les délais entre la survenue de l'accident et la mise en oeuvre de mesures de protection et d'information de la population et de ses représentants ;
2/ les circonstances de l'accident et la défaillance du dispositif de rétention censé garantir le confinement d'éventuelles fuites ;
3/ la publication de la composition isotopique des effluents, information normalement détenue par SOCATRI et toujours censurée ce matin : l'exploitant, l'ASN, l'IRSN et les préfectures ne mentionnent que des grammes ou des kilogrammes d'uranium … et en plus les chiffres évoluent !
Des explications sur les délais:
Le communiqué des préfets de la Drôme et du Vaucluse annonçait hier que la fuite s'était produite tôt dans la matinée du 8 juillet, vers 6h30. Le délai de plus de 7 heures entre le rejet incontrôlé dans l'environnement et l'information des élus locaux (vers 13h30 pour le maire de Lapalud, après 16h pour les médias) paraissait déjà trop long. Cependant, si l'on en croit le communiqué de l'IRSN, le débordement de la cuve se serait produit la veille au soir, le lundi 7 juillet, vers 23h00. Les formulations de l'IRSN sont relativement sibyllines et ne précisent pas le temps qui s'est écoulé entre le débordement de la cuve et la fuite au niveau du module de rétention, ni si le personnel s'est rendu compte immédiatement des dysfonctionnements (ou s'il ne l'a découvert que tardivement). S'il n'y a pas eu de délai, que la fuite s'est produite vers 23h et que les responsables locaux n'ont été informés qu'après un délai de 14h et les médias de 17h, le retard est alors considérable. Pour que les mesures de prévention soient efficaces, elles doivent être prises dans les délais les plus brefs. Qui a été informé ? Quand ? Pourquoi de tels retards ?
Des explications sur la défaillance du système censé pallier les fuites. La CRIIRAD réclame toute la transparence sur le déroulement de l'accident. Comment expliquer: le débordement de la cuve, puis la faillite du système de rétention précisément destiné à pallier un éventuel défaut d'étanchéité. L'article 22 de l'arrêté d'autorisation de rejet et prélèvement d'eau précise que « chaque réservoir est muni d'un cuvelage de rétention ou d'un dispositif apportant les mêmes garanties, dont la capacité est fixée à 100% du volume du réservoir le plus grand ou 50% du volume total des réservoirs. L'étanchéité de ces rétentions est contrôlée annuellement ».
Le communiqué de l'ASN indique que des réparations étaient en cours au niveau de la rétention. Ce n'est pas une excuse, au contraire : le dispositif de rétention étant indisponible, soit la cuve ne devait plus être utilisée, soit un système alternatif devait être mis en place. Dans tous les cas, une vigilance particulière devait être apportée à l'installation.
La caractérisation précise des effluents radioactifs rejetés dans l'environnement. Ni la SOCATRI, ni l'Autorité de Sûreté nucléaire, ni l'IRSN, ni les Préfectures n'ont publié la moindre information sur la composition isotopique des effluents uranifères : les isotopes de l'uranium étaient-ils les seuls produits radioactifs présents ? Quelle était la teneur en uranium 235, sachant que la SOCATRI peut traiter de l'uranium enrichi jusqu'à 5% ? S'agissait-il d'effluents issus d'uranium de retraitement, avec présence d'isotopes artificiels de l'uranium (uranium 232 et 236) ?
Ces informations sont nécessaires à l'appréciation du risque et à l'évaluation des infractions aux dispositions de l'arrêté d'autorisation qui régit l'installation. Que l'on ne nous objecte pas que ces informations ne sont pas disponibles : la SOCATRI disposait nécessairement des données de caractérisation radiologique des effluents contenus dans la cuve. Si ce n'est pas le cas, il faut que cela soit clairement établi car un palier de plus serait franchi dans les défauts de maîtrise des activités et matières à risque.
La CRIIRAD demande également des précisions sur la teneur des effluents en polluants chimiques et souhaite savoir si des émanations gazeuses ont été associées au rejet liquide.
C. La CRIIRAD va saisir la justice
1. Dysfonctionnements graves et impunité
La répétition des fuites au niveau des canalisations de rejet (avril et août 2007), des cuves de rétention (octobre 2007) et de la station de traitement de rejet (novembre 2007) traduisent un important manque de maîtrise (tout comme l'oubli en janvier dernier, d'effluents radioactifs dans une cuve de transfert impliquant des failles dans la prévention des risques de criticité). Par ailleurs, les vérifications conduites par la CRIIRAD montrent des violations répétées et très importantes des limites de rejets de produits radioactifs dans l'atmosphère !
Ces limites sont prescrites par l'arrêté du 16 août 2005 (article 10). En 2006, la limite maximale a été dépassée d'un facteur 6 ( !) pour les rejets de tritium (hydrogène radioactif) et d'un facteur 30 ( !) pour les rejets de carbone 14. En 2007, les rejets de tritium de la SOCATRI ont dépassé la limite d'un facteur 5 et les rejets de carbone 14 d'un facteur 42 ( !)
Ces infractions à l'article 10 de l'arrêté du 16 août 2005 arrêté pris sous l'autorité des ministres de l'Industrie, de la santé et de l'Environnement n'ont donné lieu à aucune sanction et l'exploitant, plutôt que de travailler sur la réduction de ses rejets et sa mise en conformité, a déposé une demande pour obtenir le relèvement des limites ! La demande est en cours d'instruction et elle a de bonnes chances d'aboutir !
2. Faire condamner AREVA NC Pierrelatte et la SOCATRI
Compte tenu du nombre et de la gravité des dysfonctionnements constatés par la CRIIRAD, compte tenu de la passivité, pour ne pas dire plus, des autorités de contrôle, le bureau de la CRIIRAD a décidé ce jour le dépôt d'une plainte en justice contre deux exploitants du Tricastin, tous deux filiales du groupe AREVA :
1/ AREVA NC (Cogéma) pour l'enfouissement de plus de 700 tonnes de déchets radioactifs dans le sol
2/ SOCATRI pour ses rejets radioactifs dans l'environnement
Le président de la CRIIRAD va contacter ce jour Me Thierry Billet, avocat de l'association, afin de déterminer la procédure à suivre.
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10.07.2008
Tricastin, le scandale (suite)
Après le scandale des 770 tonnes de déchets enfouis à même le sol et en toute illégalité: nouveau problème.
Fuite d'une solution contenant de l'uranium sur le site nucléaire de Tricastin
Associated Press - 08.07.2008 -
Une fuite d'une solution contenant de l'uranium s'est produite mardi dans une usine du site nucléaire du Tricastin à Bollène (Vaucluse) et une partie s'est déversée dans des rivières, a-t-on appris auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire. La mairie de Bollène a interdit notamment la consommation de l'eau alors que des mesures étaient en cours pour déterminer la gravité de la pollution.
Environ 30m3 de solution uranifère se sont déversés sur le sol, une partie à l'intérieur de l'établissement et une autre dans les eaux de la Gaffière puis de l'Auzon, selon Evangelia Petit, responsable du service de presse de l'ASN. L'usine concernée est spécialisée dans la maintenance et le démantèlement de matériel nucléaire. Un des réservoirs de la station de traitement des solutions uranifères aurait débordé, a-t-elle précisé, évoquant des travaux en cours qui auraient entamé l'étanchéité.
Un représentant de l'ASN sur place en préfecture a recommandé des mesures de restrictions pratiques des activités nautiques, de pêche, de l'utilisation de l'eau à des fins d'irrigation et de consommation, a précisé Mme Petit. L'ASN n'a pas donné encore d'indication sur le degré de gravité de l'incident.
A la mairie de Bollène, on précisait qu'après l'incident survenu dans la matinée, les services de la préfecture effectuaient des mesures pour déterminer l'importance de la pollution. Alertés par la préfecture du Vaucluse, la mairie a pris des arrêtés interdisant la consommation d'eau, de poissons, l'arrosage, les baignades et sports nautiques et aquatiques jusqu'à nouvel ordre, ajoutait-on.
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09.07.2008
Pour un monde sans nucléaire
Tel est le nom de la manifestation européenne du 12 Juillet prochain, à Paris, veille de la rencontre, à Paris, de tous les chefs d'état de l'Union Européenne et du pourtour méditerranéen.
Comment faire pour en savoir plus et/ou rejoindre la manifestation: ICI et LA .
Réactions à l'annonce de la construction d'un deuxième EPR en France:
Reuters - 03.07.08 - Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi au Creusot (Saône-et-Loire) la construction d'un deuxième réacteur nucléaire de troisième génération en France (EPR). Voici une série de réactions à l'annonce du chef de l'Etat :
"SORTIR DU NUCLEAIRE". Cette fédération de 820 associations appelle dans un communiqué à une manifestation le 12 juillet à Paris "contre les projets nucléaires de Nicolas Sarkozy". "Les flops de l'EPR en Finlande et à Flamanville suffisent à condamner ce réacteur". "M. Sarkozy veut faire classer le nucléaire dans la catégorie... des énergies propres et renouvelables, au mépris de l'évidence scientifique et du sens des mots".
Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, dans un communiqué : "Au mépris de notre avenir, la France devient le show-room du nucléaire pour le VRP Sarkozy et Areva". Les trois milliards d'euros prévus pour sa construction seraient autrement plus intelligemment dépensés s'ils l'étaient dans les domaines des économies d'énergie et des énergies renouvelables, créateurs de 11 à 15 fois plus d'emplois. Les Verts demandent de stopper cette aberration industrielle qui ne repose sur aucune justification énergétique, environnementale et même économique".
Yannick JADOT, responsable des campagnes de Greenpeace France, dans un communiqué : "Cette décision est aberrante et stupide. Il s'agit d'une faute lourde sur le plan énergétique, économique, industriel et environnemental". "La France est une 'république nucléaire', comme d'autres sont des républiques bananières. La présidence française de l'Europe commence à peine, le lobby nucléaire est de nouveau aux manettes et le président français, totalement disqualifié".
La CGT "se félicite" dans un communiqué de la décision du chef de l'Etat. "La décision de construction d'un second EPR que la CGT attendait permet de donner corps à un véritable palier technique évitant de réduire le premier EPR à un simple démonstrateur. Cela correspond aux besoins d'électricité non carbonée et compétitive dont la France et l'Europe ont besoin dans un contexte de hausse vertigineuse des prix du pétrole et de creusement du déficit de production électrique prévu à moyen terme".
2ème EPR : Sortir du nucléaire appelle à manifester le 12 juillet à Paris
AFP - 03.07.08 - Greenpeace a estimé jeudi que la construction d'un deuxième réacteur de type EPR en France, annoncée par Nicolas Sarkozy, était "aberrante" et "stupide", tandis que l'association "Sortir du nucléaire" a appelé à une manifestation contre ce projet à Paris le 12 juillet.
Cette décision "unilatérale" du président français "sonne en partie la mort du Grenelle de l'Environnement" et constitue une "faute lourde", a déclaré le directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, qui rappelle que la feuille de route adoptée à l'automne dernier donnait "la priorité absolue aux économies d'énergie et au développement des renouvelables".
"Les choses se décident en dehors de toute rationalité" alors que "le système nucléaire est en surcapacité", a encore dit M. Jadot. Greenpeace souligne que l'EPR de Flamanville en construction était un "démonstrateur" et que "le parlement devait se prononcer après deux ans de fonctionnement (soit vers 2014) sur le lancement d'un programme EPR" de troisième génération destiné à remplacer les réacteurs actuellement en exploitation.
L'association Sortir du nucléaire souligne également qu'à ses yeux, "le lancement du premier EPR a fait l'objet d'une tromperie", alors que ce prototype devait permettre "d'acquérir une solide expérience de construction et de l'exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération", selon un document d'EDF. L'opérateur public s'est dit prêt à s'engager sur le projet.
Selon l'association, EDF ne peut prétendre avoir acquis une telle expérience, alors que le chantier de Flamanville a été "marqué par de lourdes déconvenues et une suspension des travaux par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)". L'ASN avait constaté en mai "des fissures à la suite de la coulée d'un bloc de béton composant la plate-forme de l'îlot nucléaire de l'EPR".
Sortir du nucléaire a choisi d'organiser une manifestation à la veille du lancement le 13 juillet à Paris de l'Union pour la Méditerranée, une rencontre internationale au cours de laquelle Nicolas Sarkozy tentera de "trouver des débouchés pour l'industrie nucléaire française", selon l'association.
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07.07.2008
Scandale au Tricastin
plus de 770 tonnes de déchets radioactifs enfouis depuis plus de 30 ans à même le sol, en toute illégalité !
La CRIIRAD demande la publication d'un bilan exhaustif, la reprise de la totalité des déchets et la décontamination intégrale du site. RV pour un débat sur cette question demain 4 juillet, à partir de 8h30 Réunion de la CIGEET, Valence, Préfecture de la Drome (salle Barjavel).
Le site nucléaire du Tricastin est implanté à la limite des départements de la Drôme et du Vaucluse, sur le territoire des communes de Pierrelatte, St-Paul-3-Châteaux et Bollène. Il englobe 8 Installations Nucléaires de Base (INB1), plusieurs Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) ainsi que l'Installation Nucléaire de Base Secrète (INB-S) du CEA-Cogéma.
A diverses reprises dans le passé, le laboratoire de la CRIIRAD a mis en évidence des niveaux d'irradiation anormalement élevés en limite du site nucléaire du Tricastin. Ces contrôles révélaient des défauts d'application des règles de radioprotection et soulevaient d'importantes questions sur l'exposition des travailleurs intervenant à l'intérieur du site.
Les niveaux les plus irradiants étaient identifiés sur le côté Ouest, au niveau du parc à fûts et du portail d'entrée AREVA - SAUR : de l'ordre de 400 coups par seconde (c/s) relevés au DG5 pour un bruit de fond normal d'environ 60 c/s.
Une autre zone anormale, bien que moins marquée (130 à 140 c/s), était repérée sur le côté Est, au nord des installations EDF et COMURHEX, au droit d'une sorte de tumulus. Ce tumulus est situé dans le périmètre de l'INB-S dont le CEA est propriétaire et Cogéma (AREVA NC) l'exploitant.
Les recherches documentaires que nous avons effectuées conduisent à considérer que le rayonnement détectable sur le chemin des agriculteurs pourrait provenir du tumulus lui-même. En effet, il ne s'agit pas d'une simple butte de terre mais d'un amoncellement de déchets radioactifs et chimiques directement enfouis dans le sol !
ANALYSE DES INVENTAIRES ANDRA
L'Agence nationale des déchets radioactifs (ANDRA) publie depuis 1993 un inventaire national des déchets radioactifs. Le premier inventaire ne mentionne ni le tumulus, ni même l'existence des déchets. Les inventaires publiés de 1994 à 1999 consacrent une fiche aux déchets radioactifs de l'INB-SCEA-COGEMA de Pierrelatte (fiche référencée RHO 28, puis RHO 28B). Ils sont présentés comme des « déchets d'exploitation et d'assainissement issus des installations d'enrichissement de l'uranium par diffusion gazeuse et traitements chimiques ». Il s'agirait de « déchets de barrières de diffusion gazeuse, fluorures, boues chromiques » pour une activité totale de 42 GBq et de « déchets divers, gravats. Pour 8 GBq. La fiche indique qu'il s'agit d'un entreposage mais ne fait aucune allusion au fait que les déchets ne sont pas dans des modules bâtis mais ont été directement enfouis dans le sol.
Il faut attendre l'inventaire ANDRA de 20022 pour apprendre que les déchets des installations de production d'uranium enrichi à usage militaire ont été «enfouis entre 1969 et 1976 dans une butte de terre d'un volume d'environ 15 000 m3 ». La terre, qui recouvre les déchets, les dissimule à la vue mais pas à l'action délétère des eaux météorites. Il s'agit d'une violation caractérisée des règles de stockage qui doivent garantir que les déchets sont isolés de l'environnement et qu'il est possible de les contrôler et, si nécessaire de les reconditionner. Ces pratiques sont choquantes y compris pour le début des années 70. On ne peut exclure que l'ANDRA ait souhaité occulter les conditions de stockage scandaleuses de ces déchets mais le plus probable est qu'elle ne fasse que répercuter les informations que l'exploitant veut bien communiquer. La CRIIRAD a pu constater sur plusieurs dossiers que l'Agence nationale n'effectue aucun contrôle sur le terrain et que l'analyse critique des données des exploitants est très insuffisante.
3. Les informations contenues dans les inventaires doivent donc être considérées avec beaucoup de recul.
LE CONTENU DU TUMULUS
Si l'on se réfère à l'inventaire ANDRA plus récent (publié en 2006, avec une mise à jour à mai 2005 pour la fiche RHO-43), l'amoncellement de déchets radioactifs serait constitué de :
- déchets radioactifs provenant des 4 usines militaires de séparation isotopique (usines militaires basse, moyenne, haute et très haute correspondant respectivement à de l'uranium faiblement, moyennement, fortement et très fortement enrichi, soit plus de 90% d'uranium 235). Ces déchets seraient constitués de barrières de diffusion pour une masse totale de 760 tonnes. L'ANDRA ne donne aucune précision ni sur la composition des déchets, notamment sur leur teneur en uranium 235, ni sur les éventuels risques de criticité ;
- des déchets de catégorie TFA-VL - très faible activité mais vie longue (en l'occurrence, très, très longue) - constitués de filtres de conditionnement (46m3) et de fluorines ((14 000 m3) ;
- de déchets toxiques sur le plan chimique (chrome trivalent notamment) présentés comme exempts de radioactivité (mais sans précision chiffrée, en particulier sur les protocoles de contrôle ni sur les seuils de détection). L'ANDRA indique qu'il s'agit de boues issues de la station de traitement des effluents, sans préciser le volume ou le tonnage déversés sur le tumulus.
LES DEMANDES DE LA CRIIRAD
Sur la base des investigations conduites par son laboratoire et des messages alarmants qui lui sont parvenus, la CRIIRAD demande :
1- la communication d'un état détaillé de la structure du tumulus et des déchets radioactifs et chimiques qu'il contient : descriptif de l'emplacement initial (présence d'une dalle de protection, d'un réseau de drainage. ou absence totale de protection de la nappe contre les infiltrations d'eau ? amoncellement à partir du niveau du sol ou en profondeur ? etc.) ; historique des déversements : dates, volumes, masses, nature des conditionnements (s'il existe), masses de terre utilisées pour le recouvrement, etc.
2- la reprise des déchets, leur caractérisation, leur reconditionnement éventuel (vérification de l'étanchéité des fûts, de leur absence de contamination externe) et leur transfert vers des installations d'entreposage ou de stockage ad hoc ;
3- le contrôle radiologique et chimique de la terre dans laquelle les fûts et autres déchets ont été enfouis et, si nécessaire, le conditionnement et le stockage des volumes contaminés ;
4- l'autorisation d'accéder au site afin d'effectuer des mesures radiamétriques et spectrométriques au niveau du tumulus et de procéder à des prélèvements d'eau au niveau des piézomètres afin de vérifier si les informations relatives à la contamination des eaux souterraines sont avérées ou relèvent de la rumeur.
La CRIIRAD a en effet reçu récemment plusieurs courriers et appels téléphoniques de travailleurs intervenant sur le site du Tricastin l'alertant sur des dysfonctionnements graves, et notamment
1/ sur l'érosion que subit le tumulus de déchets (pluie, vent.), érosion qui a mis à jour récemment un certain nombre de fûts et qui a été traitée en déversant une nouvelle couche de terre sur ledéchets ;
2/ sur la contamination (chimique et radiologique) de la nappe située au droit du site.
L'URGENCE
Les interventions doivent être conduites dans les meilleurs délais. En effet, plus le temps passe, plus le nombre de fûts corrodés et éventrés augmente, plus augmentent les risques de pollution du sol et des eaux souterraines, le nombre de personnes exposées aux rayonnements émis par le tumulus et les risques de contamination par inhalation de gaz et d'aérosols radioactifs.
Cela fait plus de 30 ans que ce dépôt illégal de polluants radioactifs et chimiques se maintient, en toute impunité, en violation des principes fondamentaux de gestion des déchets, principes censés garantir la préservation de l'environnement et la protection sanitaire des travailleurs et du public. Il est choquant de constater que ni l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), ni les ministères concernés n'ont exigé de mise en conformité et qu'ils continuent au contraire d'accorder aux exploitants de nouvelles autorisations. Le traitement des pollutions passées et le confinement des déchets toxiques devraient constituer un préalable à tout nouveau projet de développement.
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1. INB 87 et 88 correspondant aux 4 réacteurs du CNPE EDF ; INB 93 pour l'usine EURODIF d'enrichissement par diffusion gazeuse (Georges
Besse) ; INB 105 pour l'usine COMURHEX de conversion de l'UF4 en UF6 ;
INB 138 pour les installations SOCATRI d'assainissement et de récupération de l'uranium ; INB 155 pour l'usine TU5 d'AREVA NC(Cogéma) ; INB 157 pour l'installation de maintenance nucléaire d'EDF, dite Base Chaude Opérationnelle du Tricastin (BCOT) ; INB 168 pour la future usine SET d'enrichissement de l'uranium par centrifugation (Georges Besse II) dont la construction a été autorisée en avril 2007.
2. Il est possible que l'information figure dans l'inventaire publié en 2000 dont la CRIIRAD ne dispose pas. En 2001, il n'y a pas eu de publication.
3 Cf. par exemple les dossiers Malvési-Comurhex (aucune mention de la présence des transuraniens dans les quelques 300 000 tonnes de déchets radioactifs, disparition du radionucléide clef, le thorium 230, etc) et Gueugnon-AREVA (rien sur les 26 000 tonnes de résidus radioactifs présents dans le sol du parking du stade de foot, pour ne citer que les plus récents).
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28.06.2008
Mets de l'huile!
On roule bien à l'huile végétale....on peut bouffer de l'huile de bagnole!
Rappel des faits:
- La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol ukrainienne.
- Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d'autres multinationales de l'agroalimentaire.
- Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.
- Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle.
- Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de "merde".
- Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.
- Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France. Cela fait eviron 100 grammes de "saloperie" par habitant à faire ingurgiter !
- La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier. Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment des produits contaminés à l'huile de moteur !
C'est le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, tout le monde s'en fout (?).
La semaine dernière, le Canard publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois. Enfin hier, le Canard publie des notes internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en "chiant dans leur froc" et priant que l'info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire.
'Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas répondre au Canard enchainé formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé. Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir.'
'Par rapport à l'article de mercredi dernier,cette nouvelle parution n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du
journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l'huile de
tournesol, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière mais que l'on craignait' (extraits des notes internes)
Ces gens là sont capables d'importer n'importe quelle denrée alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la 'traçabilité' des produits qu'ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou de n'importe quelle autre merde. Et qu'ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve éclatante.
D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d'exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d'une pression sur l'emploi et le salaire des salariés français.
Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies suremballées dans d'affriolants plastiques aux couleurs vives.
Comme on l'a vu, leur plus grande "trouille" est que le nom des marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu'ils sont capables pour cela d'empoisonner leurs clients sans remords.
Alors dénonçons les, ces sinistres pleutres ! Et vous camarades lecteurs, relayez l'information ! Selon vos moyens, parlez-en autour de
vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES, c'est de ça dont ils ont la trouille !
Les marques concernées, à boycotter d'urgence et durablement, sont les suivantes :
Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l'origine du problème et toutes les marques du groupe :
Fruit d'or
Epi d'or
Frial
Isio 4
Oli
Carapelli
Saupiquet
Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple
Amora
Planta Fin
Maille
Knorr
Magnum
Miko
... tous les produits sont sur leur site
Les poduits les plus susceptibles de contenir de l'huile empoisonnée sont les suivants :
Mayonnaise
Tarama
Sauce Béarnaise
Chips
Vinaigrette allégée
Surimi
Céleri Rémoulade
Soupe de poisson en conserve
Poisson pané
Paupiettes de veau
Thon et sardines à l'huile
Pates à tartiner chocolatées
Gaufrettes à la confiture
Barres céréalières et sucrées pour les enfants
Cookies
Merci d'avance, et faites tourner !
En cliquant ICI ou ICI ou LA vous aurez de plus amples détails!
Moralité: "La vigilance est de rigueur! Le combat continue...Bon appétit et vive les circuits courts et les consommateurs avertis!"
18:08 Publié dans infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : huile, moteur, tournesol, contaminé, lesieur
26.06.2008
Les malheurs des abeilles
Un article aussi intéressant qu'inquiétant au sujet de nos amies les abeilles ICI
Albert Einstein écrivait « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre » exagéré et alarmiste ? Notre écosystème est dépendant de la pollenisation des insectes butineurs tels que les abeilles, entre autres. Les adeptes des jardins au cordeau, sans l'ombre de "mauvaises herbes" (comme les boutons d'or, les pissenlits....) ne savent sans doute pas qu'en les éradiquant de leurs jolies pelouses vertes, tondues à ras, à coups de pesticides et de tontes effrenées, ils éloignent les butineurs qui n'officient plus correctement sur les arbres fruitiers. Dans la nature, il n'y a pas de mauvaises herbes, seulement de l'utile, encore et toujours de l'utile!

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24.06.2008
Environnement
Le BVP veut faire cesser la pub roundup!
Pour en savoir plus cliquer ICI....L'association Eaux et Rivières offre un regard d'expert sur ce sujet.
21:16 Publié dans infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2008
Yezhoù bihan
Pell emañ Yann deus e gazeg.
Ar pezh zo bet lakaet ba'r Vonreizh ne cheñcho netra. Embannet 'vo ez a ar yezhoù rannvro d'ober un tamm deus glad ar Frañs. Glad = mirdi, plas ar c'hozh traoù aet da get.
Forzh penaos, n'eo ket trawalc'h evit ratifiañ karta ar yezhoù bihan. Ha memes ma vije... Ar melladoù bet dibabet gant ar Frañs a oa bewech ar re skañvañ : netra ret, da lâret eo netra pik echu.
Ha setu bremañ ar re gozh (an Académie) o tihuniñ evit embann pegen feuket int o welet e vo meneget ar yezhoù rannvro er mellad 1 e-keit ma ne deu ar galleg nemet en eil mellad ! An dra-se a vije dañjerus e-keñver an identelezh vroadel... Skarzh-c'hoant, neketa ?
Beaucoup de bruit pour rien. L'amendement à la Constitution fait des langues dites régionales un élément du patrimoine français. Au musée ! De toute façon, cela ne suffirait pas à ratifier la Charte.... et même la Charte, quand on s'avise de jeter un oeil aux articles qui avaient été choisis par la France, c'est un chef d'oeuvre du conditionnel. Quant aux gâteux qui se réveillent pour s'indigner de ce traitement de faveur accordé aux langues régionales qui menacerait l'identité nationale : beurk.
19:09 Publié dans infos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : langues minoritaires, langues régionales, article 2, constitution
15.06.2008
Le pactole oublié
Plus le pétrole augmente, plus nous gagnons à économiser, ça ressemble à une lapalissade mais ça tient la route. A lire ici
21:45 Publié dans infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économies d'énergie





