20.07.2008

Demain on rase gratis....

nucleaire-bougie-ganva-sept07.jpget on fait du nucléaire sans danger!

Après Tricastin, Roman-sur-Isère. Et après? Que doit-on attendre pour mettre sous haute surveillance l'ensemble des sites nucléaires en France?Nous voyons déjà les méfaits à très court terme de cette source énergétique épuisable, gravement polluante et dangereuse dès aujourd’hui pour tous et toutes, en particulier les riverains de ces sites.

Oui, la France est la plus grande poubelle nucléaire mondiale. Non, nous ne savons pas contrôler et stopper les risques. Ces deux incidents graves le prouvent une fois de plus.

Cela prouve également que l’industrie nucléaire n’est pas une chance pour la France et le monde en général, mais un élément destructeur et sans issue : sans issue parce que dangereux, sans issue parce que toujours lié à des lobbies économiques hégémoniques et sans scrupule face à l’environnement et la santé, sans issue parce que toujours en contradiction avec les principes de transparence et d’information citoyenne qu’est en devoir d’exiger notre démocratie.

Ainsi, Les Verts et leurs parlementaires estiment que lumière doit être faite sur l’état de notre industrie nucléaire, des déchets et de leurs méfaits déjà existant et à venir. Il demandent en urgence une commission d’enquête indépendante durable qui donne des informations publiques et continue sur tous les sites nucléaires français et leur impact sur l’environnement et la santé à proximité.

Les Verts demandent que soient fermé tout site sur lequel existe un risque et que soient mandatés des unités scientifiques indépendantes pour évaluer et contrôler la situation.

Ils demandent enfin que l’on regarde en face la réalité de la capacité nucléaire pour résoudre la crise énergétique : avec ses pauvres 17% de production énergétique en France et ses 3% au niveau mondial et quand on voit déjà les ravages que cette poussière énergétique produit, Les Verts demandent à ce que la question soit posée : "est-ce bien nécessaire ?".

Les Verts rappellent que l’industrie des énergies renouvelables crée proportionnellement dix fois plus d’emplois que l’énergie nucléaire, et que la France continue cependant à investir des milliards dans cette industrie. Ils rappellent également qu’un véritable programme d’économie et d’efficacité énergétique peut diviser par deux notre consommation d’énergie, rendant progressivement caduque ce "plus énergétique" atomique, qui plus est, vendu à tour de bras à nos voisins européens...

En d’autres termes, quand M. Borloo arrêtera-t-il de conseiller aux automobilistes de rouler moins vite et assumera-t-il une baisse de la vitesse autorisée des voitures de 20 km heures pour gagner rien moins que 20% de consommation d’essence pour les mêmes trajets ? Quand interdira-t-on - comme promis par le même M. Borloo lors des conclusions du Grenelle - les lampes à incandescence ? Quand repensera-t-on un aménagement du territoire fondé sur l’économie, la solidarité et l’efficacité énergétiques au lieu de continuer la construction d’autoroutes et des politiques de promotion de l’étalement urbain ?

Le développement de l’industrie nucléaire s’est avéré une fois de plus ennemi de la démocratie et de la santé de tous. Les Verts demandent une réaction du gouvernement dès aujourd’hui pour que cesse à terme en France la production et l’utilisation de cette énergie. Ils demandent enfin qu’une vaste étude indépendante permette de surveiller et de rendre inoffensifs les déchets radioactifs trop souvent mal conditionnés et enfouis sous terre ou dans les océans sans surveillance.

Anne Souyris, Porte Parole nationale des Verts

En supplément, Noël Mamère s'exprime au sujet de la fuite de Tricastin ICI

17.07.2008

Réforme constitutionnelle

france14.jpgCommuniqué commun Les Verts, PC et PS

Malgré la modification d'un nombre important d'articles dans la Constitution, la réforme institutionnelle de Nicolas Sarkozy et du gouvernement ne répond en rien à la crise de la représentation politique.

Elle accentue la présidentialisation de la Vè République en instaurant l'expression du Président de la République au Parlement, alors qu'il n'est pas responsable devant lui et qu'il dispose de pouvoirs considérables, notamment de dissoudre l'Assemblée nationale.

Par contre, aucune disposition ne vient renforcer les pouvoirs du Parlement, ni son pouvoir législatif, ni son pouvoir de contrôle.

Aucune des propositions d'élargissement de la représentation nationale et de respect du pluralisme avancées par l'opposition n'ont été retenues :

- Introduction d'une dose de proportionnelle à l'élection de l'Assemblée Nationale
- Réforme du mode de scrutin pour le Sénat
- Instauration du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales
- Garantie du pluralisme dans la nomination des postes clés du CSA ou au Conseil Supérieur de la Magistrature

Dans ces conditions, nos partis voteront contre le projet de réforme constitutionnelle.


Marie-Georges Buffet, François Hollande et Cécile Duflot.

09.07.2008

Pour un monde sans nucléaire

Projet1.pngTel est le nom de la manifestation européenne du 12 Juillet prochain, à Paris, veille de la rencontre, à Paris, de tous les chefs d'état de l'Union Européenne et du pourtour méditerranéen.

Comment faire pour en savoir plus et/ou rejoindre la manifestation: ICI  et LA .

Réactions à l'annonce de la construction d'un deuxième EPR en France:

Reuters - 03.07.08 - Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi au Creusot (Saône-et-Loire) la construction d'un deuxième réacteur nucléaire de troisième génération en France (EPR). Voici une série de réactions à l'annonce du chef de l'Etat :
 
"SORTIR DU NUCLEAIRE". Cette fédération de 820 associations appelle dans un communiqué à une manifestation le 12 juillet à Paris "contre les projets nucléaires de Nicolas Sarkozy". "Les flops de l'EPR en Finlande et à Flamanville suffisent à condamner ce réacteur". "M. Sarkozy veut faire classer le nucléaire dans la catégorie... des énergies propres et renouvelables, au mépris de l'évidence scientifique et du sens des mots".
 
Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, dans un communiqué : "Au mépris de notre avenir, la France devient le show-room du nucléaire pour le VRP Sarkozy et Areva". Les trois milliards d'euros prévus pour sa construction seraient autrement plus intelligemment dépensés s'ils l'étaient dans les domaines des économies d'énergie et des énergies renouvelables, créateurs de 11 à 15 fois plus d'emplois. Les Verts demandent de stopper cette aberration industrielle qui ne repose sur aucune justification énergétique, environnementale et même économique".
 
Yannick JADOT, responsable des campagnes de Greenpeace France, dans un communiqué : "Cette décision est aberrante et stupide. Il s'agit d'une faute lourde sur le plan énergétique, économique, industriel et environnemental". "La France est une 'république nucléaire', comme d'autres sont des républiques bananières. La présidence française de l'Europe commence à peine, le lobby nucléaire est de nouveau aux manettes et le président français, totalement disqualifié".
 
La CGT "se félicite"  dans un communiqué de la décision du chef de l'Etat. "La décision de construction d'un second EPR que la CGT attendait permet de donner corps à un véritable palier technique évitant de réduire le premier EPR à un simple démonstrateur. Cela correspond aux besoins d'électricité non carbonée et compétitive dont la France et l'Europe ont besoin dans un contexte de hausse vertigineuse des prix du pétrole et de creusement du déficit de production électrique prévu à moyen terme".

2ème EPR : Sortir du nucléaire appelle à manifester le 12 juillet à Paris

AFP - 03.07.08 - Greenpeace a estimé jeudi que la construction d'un deuxième réacteur de type EPR en France, annoncée par Nicolas Sarkozy, était "aberrante" et "stupide", tandis que l'association "Sortir du nucléaire" a appelé à une manifestation contre ce projet à Paris le 12 juillet.
 
Cette décision "unilatérale" du président français "sonne en partie la mort du Grenelle de l'Environnement" et constitue une "faute lourde", a déclaré le directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, qui rappelle que la feuille de route adoptée à l'automne dernier donnait "la priorité absolue aux économies d'énergie et au développement des renouvelables".
 
"Les choses se décident en dehors de toute rationalité"
alors que "le système nucléaire est en surcapacité", a encore dit M. Jadot. Greenpeace souligne que l'EPR de Flamanville en construction était un "démonstrateur" et que "le parlement devait se prononcer après deux ans de fonctionnement (soit vers 2014) sur le lancement d'un programme EPR" de troisième génération destiné à remplacer les réacteurs actuellement en exploitation.
 
L'association Sortir du nucléaire souligne également qu'à ses yeux, "le lancement du premier EPR a fait l'objet d'une tromperie", alors que ce prototype devait permettre "d'acquérir une solide expérience de construction et de l'exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération", selon un document d'EDF. L'opérateur public s'est dit prêt à s'engager sur le projet.
 
Selon l'association, EDF ne peut prétendre avoir acquis une telle expérience, alors que le chantier de Flamanville a été "marqué par de lourdes déconvenues et une suspension des travaux par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)". L'ASN avait constaté en mai "des fissures à la suite de la coulée d'un bloc de béton composant la plate-forme de l'îlot nucléaire de l'EPR".
 
Sortir du nucléaire
a choisi d'organiser une manifestation à la veille du lancement le 13 juillet à Paris de l'Union pour la Méditerranée, une rencontre internationale au cours de laquelle Nicolas Sarkozy tentera de "trouver des débouchés pour l'industrie nucléaire française", selon l'association.

05.07.2008

Le double langage du Parti Socialiste

Senat.jpg"Le Sénat ne correspond plus à la réalité électorale de notre pays", déclarent, la main sur le coeur, les dirigeants socialistes au président Sarkozy.

Nous, Les Verts,  sommes en complet accord avec ces propos.

Mais cette chambre - comme l'Assemblée Nationale - représentera d'autant moins la réalité de la représentation nationale que le vote même des électeurs et électrices n'est pas respecté: en effet, le Sénat, par son mode d'élection, n'est pas en mesure de représenter le pluralisme de
l'opposition.

Ces élections de septembre au Sénat devaient être le reflet de la poussée à gauche aux élections municipales et cantonales qui font suite à la victoire de la Gauche et des écologistes aux dernières régionales. Elles devaient être aussi un bon test politique pour qu'un pluralisme gagnant et respectueux de tou-tes existe entre les forces de Gauche et les écologistes.

Le Parti Socialiste, confondant une fois de plus hégémonie et pluralisme, n'a pas daigné faire une proposition d'accord électoral aux Verts, leur permettant d'obtenir un minimum d'élu-es. Dans ces conditions, respectant ainsi le vote unanime de notre dernier Conseil National, Les Verts présenteront des listes et des candidat-es autonomes dans tous les départements et se maintiendront dans tous les départements où aura lieu un deuxième tour

Le Collège exécutif des Verts

Borloo, VRP pour Areva

nucleaire.jpgSuite à l'intervention de Borloo sur France-Inter hier matin....

"Une fois de plus, ce matin sur France-Inter, M. Borloo s’est montré  égal à lui-même : hâbleur, séducteur… et menteur.

Le Monsieur Grands Plans du gouvernement à encore promis monts et  merveilles en matière d’économies d’énergies et d’énergies  renouvelables. Il dit "je vais investir massivement". Hélas, l’engagement budgétaire de l’Etat est anecdotique au regard de la crise  énergétique. A titre d’exemple, le budget de l’Ademe (Agence de  développement et de la maîtrise d'énergie)  a été divisé par 2 depuis  1993, tandis que le prix du pétrole a été multiplié par 5… 

Prétendre qu’on cherche à préparer l’avenir en construisant un second  EPR est une stupidité dictée par du marketing politique à la petite
semaine. La consommation de pétrole de la France est utilisée à hauteur  de 85 % pour l’énergie, dont les deux tiers exclusivement par les
transports. La croissance de la production électrique ne va rien  changer aux problèmes de pouvoir d’achat et d’émissions de gaz à effet
de serre. Borloo développe un argumentaire dans l’intérêt d’Areva, pas  de l’intérêt général. 

Des mesures d’économies d’énergies pourraient être appliquées  immédiatement, sans aucun frais comme le plafonnement de la vitesse des
véhicules, souvent capables de dépasser les 200 km/h alors que la  vitesse est limitée à 130 km/h dans notre pays. Dans le même ordre
d'idée, une première vraie réponse à la baisse du pouvoir d'achat en  France serait de baisser de 20km/h  la vitesse autorisée économiserait
rien de moins que 20% d'essence consommée par l'automobiliste. Enfin, les ressources en économie d’énergie et en énergie renouvelables sont  considérables en France. L’argent des deux EPR (7 milliards pour  mémoire) pourrait être dépensé à meilleur escient, en particulier à la
requalification des professionnels de la route et des industries  automobiles vers les transports en commun et le développement d'une  industrie forte des énergies renouvelables.

A l'heure de la présidence européenne, à l'heure où l'une des priorités  proclamées par Sarkozy est l'énergie, ce chantier arrive à point nommé : la volonté de construire un deuxième EPR est dictée exclusivement par  la nécessité pour Areva d’accélérer l’industrialisation de l’EPR et d'en faire une vitrine pour l'exportation."


Anne Souyris, Porte Parole nationale des Verts

12.06.2008

Les déboulonneurs

dessin186_titom_anti-pub.pngLe combat des déboulonneurs est profondément écologique

Cet après-midi, des militants anti-publicitaires ont été condamnés à 200 euros d'amende par le tribunal de Lyon qui statuait en appel à la demande du Parquet. Ces militants avaient été dispensés de peine en première instance. L'état de nécessité qu'ils plaidaient était juste, il aurait du aboutir à la relaxe pour leurs actes plus symboliques et politiques que délictueux. En faisait appel et en alourdissant leur peine, le signal politique est limpide : manifester son opposition à la société de surconsommation est un délit.

Les Verts prennent acte de cette décision judiciaire et apportent leur soutien aux condamnés.

La publicité est un enjeu écologique d'importance. D'abord parce que l'industrie publicitaire est tout sauf écologique. Une grande part de panneaux publicitaires sont en infraction, jamais retirés malgré l'action d'associations comme Paysages de France, les déchets publicitaires représentent le dixième des déchets des ménages, la consommation électrique inutile des panneaux déroulants...

Mais Les Verts luttent aussi contre la publicité car elle est souvent porteuse de valeurs qui vont à l'encontre d'une société écologique respectueuse de l'homme et de l'environnement : sexiste, poussant au conformisme et à l'individualisme, la publicité est également la principale arme de la société de surconsommation dans laquelle nous vivons. Cette surconsommation engendre pollution, gaspillage, obésité, problèmes de santé et surexploitation des ressources naturelles. Pour vendre leurs produits, les publicitaires n'hésitent pas à détourner les critiques de leurs adversaires, comme nous le montrent les nombreuses publicités de blanchiment écologique (Greenwashing).

Depuis des années des militants résistent à l'invasion et au matraquage publicitaire. Les Verts apportent leur soutien à ces militants et se rangent à leur côté dans leur combat pour une autre société.

Cécile Duflot, Secrétaire nationale

11.06.2008

Les Verts écrivent à Carla

ecrire.jpgLettre ouverte à Carla Bruni-Sarkozy

Madame Carla Bruni-Sarkozy,

Au cours des derniers mois, j'ai été attentive à vos interventions régulières. Je respecte votre volonté de prendre part à l'activité démocratique de notre pays, d'assumer votre statut en engageant une voix personnelle dans les débats qui vous touchent, donnant ainsi un sens personnel au rôle de représentation qui vous incombe. C'est à ce souci d'expression que je fais confiance en m'adressant à vous aujourd'hui.

Je vous écris ainsi pour vous parler d'un triste événement de notre actualité, dont vous avez sans aucun doute connaissance. À l'heure où vous lisez cette lettre, Marina Petrella, réfugiée italienne en France, ancienne activiste des Brigades Rouges, risque d'être extradée d'un moment à l'autre. Son histoire et son passé appartiennent au pays de vos origines, de votre famille et de votre enfance. Ils renvoient à des pages qui ne sont les plus glorieuses, vous ne l'ignorez pas, ni de l'Italie, ni de l'engagement militant. Pour ma part, militante écologiste et non-violente, je ne partage des actions passées de Marina ni l'objectif, l'établissement d'une dictature du prolétariat, ni les moyens, le recours
à la force et à la brutalité plutôt qu'aux mots et à la capacité de convaincre.

Pour autant, sans nier les déchirements que cette histoire a provoqués dans votre pays, nous savons que faire justice, parfois, c'est assumer une forme de pardon. Marina a déjà subi une peine, celle de l'exil, depuis plus de 15 ans en France. Cet exil a bénéficié d'une procédure d'asile de la part de notre pays, garanti par la parole de l'État français. Cet accueil national ne fut pas l'apanage d'un camp politique, mais un
engagement confirmé par les gouvernements de tous bords, depuis Pierre Mauroy jusqu'à Lionel Jospin, en passant par Jacques Chirac et Alain Juppé. Cette parole, nous en sommes tous responsables, aujourd'hui encore, et revenir sur elle, c'est renier un engagement démocratique.

Je ne souhaite pas entrer ici dans un discours général ou dans une profession de foi politique, sur lesquels nous pourrions ou non nous accorder, mais me pencher sur un cas particulier, celui d'une vie. Je ne connais pas personnellement Marina Petrella, mais je connais son histoire. Elle est d'abord celle d'une femme, pour laquelle nous avons été nombreux à nous mobiliser. Cette femme ne bénéficie aujourd'hui ni de la clémence des juges, ni de l'appui des célébrités. Elle est en France un visage anonyme, parmi d'autres. Elle a donné naissance à son premier enfant en prison. Elle est arrivée seule dans notre pays. Elle a rompu avec son passé, son histoire, et a choisi de vivre au milieu de toutes et tous, laissant derrière elle son militantisme. Elle s'est consacrée à son métier d'assistance sociale, et à l'éducation de ses enfants. Sa première fille est née en Italie, mais sa deuxième sur le sol français. Elle a aujourd'hui dix ans, et si le décret signé par le Premier Ministre est
confirmé, elle grandira sans sa mère.

Par ailleurs, Marina Petrella est aujourd'hui dans un état de santé qui s'est gravement détérioré. Brisée par les premiers mois de détention, elle peine à s'alimenter. Vos deux pays sont deux démocraties : à l'heure de signer leur accord d'extradition, ils ont prévu une clause, dite clause humanitaire. Celle-ci prévoit qu'il est justice de renoncer à l'extradition d'une personne souffrante et malade. Ne pas la respecter
serait bafouer un droit humain, à l'heure où nous continuons à aspirer à en être la patrie et le modèle.

L'histoire du droit et de la justice a vu s'inventer, se justifier et se pratiquer la prescription, le droit au pardon et le droit de grâce. Elle a pris conscience et acte de cette nécessité selon laquelle, quelle que soit l'indignation que peuvent susciter chez tous certains crimes, lorsqu'un quart de siècle s'est écoulé, on peut laisser reposer le passé dans l'Histoire et la mémoire.

C'est parce que je vous crois capable d'entendre et de comprendre cet appel au secours que je vous l'adresse pour une autre. J'implique ma voix au nom d'une sensibilité humanitaire, d'une volonté de respect des droits de l'homme et du droit à tourner la page. Parce que ce passé ne vous inspire aucune sympathie et parce que vous avez déjà affirmé votre engagement humaniste, votre intervention aura la légitimité nécessaire. Je me permets de vous le demander au nom de toutes celles et ceux qui dans leur vie ont eu besoin d'une seconde chance : il faut faire annuler le décret et abandonner la procédure d’extradition concernant Marina Petrella.

Je vous prie d'agréer Madame l'expression de mes salutations respectueuses

Cécile Duflot

06.06.2008

Incident nucléaire

nucleaire.jpgIncident nucléaire en Slovénie : les Verts appellent à une prise de conscience salvatrice

Les Vert rappellent que le danger nucléaire est réel. Après les incidents en Suède, de nouveaux incidents en Slovénie nous rappellent combien l'atome est un danger mortel. L'incident slovène rappelle combien la menace n'est pas virtuelle. La France elle-même n'est pas épargnée. Plusieurs incidents majeurs ont été évités de justesse. Pourtant, le syndicats n'ont de cesse de dénoncer les coupes sombres d'EDF dans les budgets de sécurité.

Par ailleurs, la politique sarkozyste qui consiste à vendre à tout va du nucléaire, dictatures et pays peu industrialisés inclus, est suicidaire. La sécurité, faute de formation et de moyens rigoureux de maintenance est particulièrement peu assurée pour les uns et le fonctionnement antidémocratique des autres est plus inquiétant encore. Enfin, l'exemple de l'Iran le prouve, le nucléaire civil est un premier pas vers le nucléaire militaire.

Sans doute les intimes relations entre Sarkozy et la famille Bouygues, possible repreneuse du groupe public Areva portent-t-elles atteinte au discernement présidentiel en matière de stratégie énergétique...

Les Verts rappellent que les énergies renouvelables ont créé en moins de 10 ans plus de 250 000 emplois qualifiés non-délocalisables en Allemagne. Ce secteur constitue l'un des premiers secteurs industriels du pays. Les économies et l'efficacité énergétiques sont également porteuses d'emplois. La France, très en retard dans ces domaines et hyper-consommatrice d'énergie, doit aujourd'hui suivre la même voie, encourager les économies d'énergie et investir massivement dans les énergies renouvelables et dans le recherche.

Anne Souyris, Porte Parole nationale des Verts

05.06.2008

Faucheurs volontaires

faucheur_volontaire_ogm.jpgProcès des faucheurs volontaires à Toulouse : l'acharnement continue !

44 faucheurs volontaires de St Hilaire et de Daux sont jugés aujourd¹hui et demain à Toulouse pour avoir fauché des parcelles de maïs MON810 en juillet 2006.

L'Etat a mis en place un moratoire sur le maïs MON810. Il a reconnu le caractère dangereux de cet OGM. Il est donc inadmissible de continuer des procédures judiciaires contre ces personnes.

Les Verts rappellent que les faucheurs volontaires sont des lanceurs d'alerte sans lesquels les OGM envahiraient le territoire français. Et cela au détriment de la santé publique. Ces poursuites sont le fruit d'une volonté de harcèlement judiciaire menée par les semenciers dont les profits comptent plus que la démocratie. Rappelons que 70% des Français refusent les cultures OGM.

Les Verts demandent à nouveau la relaxe immédiate de tous les faucheurs volontaires, et l'ouverture d'un véritable débat public.

Anne Souyris, Porte-parole

02.05.2008

débat au café-librairie

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 Un courriel d'info de Marc du café-librairie "L"Autre Rive" au coeur de la forêt de Huelgoat: si vous êtes dans les environs n'hésitez pas à y poser vos guêtres! 

Bonjour,


 Il va faire beau, raison de plus pour vous inviter à venir discuter d'un aveniradié. Ce samedi 3 mai, à partir de 20h30 soirée autour de l'actualité et du futur de la centrale de BRENNILIS avec Marie NICOLAS et Chantal CUISNIER, membres de "Sortir du nucléaire Cornouaille".
 A l'ordre du jour, ce que nous disent et ne nous disent pas EDF et l'ASN et le rôle que nous pouvons jouer pour que ce démantèlement ne se fasse pas à nos dépens.... On sait, c'est pas rigolo....et puis il y a plein d'autre choses ce soir là (toujours la possibilité, pour certains d'y aller après) mais vous ne pourrez pas dire que vous ne pouviez pas savoir.
 Au plaisir.
 Marc

le blog du café-librairie "L'autre Rive"  ICI