16.04.2009

Combattre Monsanto

mouton chou-fleur.jpgUn courriel intéressant que les Verts du Pays de Guingamp diffusent:

Depuis un an un site international est ouvert pour combattre Monsanto et la diffusion des OGM :
http://www.combat-monsanto.org/

Je vous prie de mettre des liens avec ce site sur les sites que vous même gérés. Le site est aujourd'hui en français, anglais et espagnol.

gilles lemaire

  • Greenpeace
  • Fondation sciences citoyennes
  • a.t.t.a.c
  • Sherpa
  • Les amis de la terre
  • Via Campesina

Le groupement d’intérêt citoyen (GIC) constitue une plate-forme de coordination en vue de mener des actions
collectives ciblées. Son objectif est de :

1) Mutualiser les informations et documents sur :

- les pratiques de l’entreprise Monsanto,
- les conflits dans lesquels elle est impliquée,
- les victimes de ses comportements et les démarches qu’ils ont entreprise pour faire reconnaître les préjudices dont ils sont l’objet.

2) Assurer le dialogue entre et avec :

- les victimes de l’entreprise Monsanto à travers la planète,
- les medias
- les élus
- les actionnaires et le monde économique

3) Assurer la coordination et /ou la mise en place de campagnes par la société civile à l’encontre de l’entreprise Monsanto.

Et ce afin de dénoncer et faire condamner les pratiques qui violent cyniquement les droits les plus élémentaires des individus (santé, libertés fondamentales).
Le financement du site est aujourd'hui assuré grace au soutien de la Fondation Léopold Mayer pour le le Progrès de l'Homme (FPH)

NB: le lien cité au début du billet se trouve aussi dans la colonne de gauche!

14.02.2009

Brennilis

P817730D661371G_px_470__w_ouestfrance_.jpgNucléaire: toujours le passage en force!

Le risque que présente le démantèlement de la centrale de Brennilis pour les travailleurs, la population, l'environnement, mérite qu'on y réfléchisse sans pressions. C'est l'évidence.
Pourtant, alors que l'enquête publique concernant le niveau 3 du démantèlement n'a pas été lancée, alors même que la Commission Locale d'Information doit se réunir le 16 mars prochain, on apprend qu'EDF a déjà conclu contrat avec l'entreprise Onet (associée à l'allemand Nukem
Technologies) pour le démantèlement du bloc réacteur.
Pratiquant le fait accompli les autorités tordent une nouvelle fois le cou au débat démocratique. Elles négligent les questions qui fâchent : quelles sont précisément les pollutions existantes, qui les prendra en charge après le retour à l'herbe, comment seront suivis et protégés les travailleurs intérimaires pendant et après le chantier, pourquoi produire des déchets que l'on devra stocker provisoirement plusieurs fois, augmentant les coûts et les risques ? Les Verts Bretagne dénoncent ce passage en force. Ils demandent que soient respectées les conditions normales d'une information objective et complète avant que soient prises de telles décisions.
Claire DUVAL, Porte-Parole des Verts Bretagne

01.02.2009

Ce qui s'est passé à St-Lo

0709-rentree-scolaire-index.jpgCe texte a été relayé par des adhérents FCPE aux élus de Guingamp.....

"Bonjour, pour ceux qui ne sont pas encore au courant, notre cher président est venu nous rendre visite à Saint-Lô. Je faisais parti des enseignants qui ont profité de sa venue pour lui signifier notre désaccord quant à la suppression des RASED. Les intentions des manifestants étaient pour le moins pacifiques mais celles de M. Sarkosy un peu moins. Ce qui s'est passé ce lundi est tout simplement scandaleux . Je vous transmet une lettre écrite par une collègue également présente lundi et qui résume bien la situation. Libre à vous de la lire ou non. Je confirme que tout ce qui est dit dans ce courrier est vrai, j'y ai moi-même assisté, et je peux vous dire que la lacrymo, ça pique!!! Petit détail manquant dans la lettre: les médias accusent les manifestants d'avoir cassé une vitrine, ce sont en fait les CRS qui l' ont cassée en voulant frapper un jeune lycéen. Voilà, bonne lecture."


"Bonjour à tous. Je tenais à vous signaler plusieurs faits alarmants dont vous devez déjà être au courant. J'ai bien reçu la lettre de l'enseignante de l'école Calmette et Guérin.....Et beaucoup d'autres personnes aussi, car elle a déjà eu des soucis suite à ses écrits !!! Il
serait bon de s'assurer que ces suites ne la desservent pas !!!! si cela n'est pas déjà fait ! D'autre part, les enfants de la classe "choisie" pour recevoir la visite de M. Sarkozy a reçu depuis une semaine les visites du préfet, de la police, etc. On leur a demandé d'apprendre à se lever convenablement en posant la main droite sur leur bureau... Et en disant « Bonjour M. le Président » !!!! Un membre de ma famille fait partie de cette classe... De plus, comme vous le stipulait la lettre de l'enseignante, des travaux demandés depuis des mois, ont été réalisés très rapidement en une semaine... Mais uniquement sur le « chemin » très balisé de M. le Président !!!!! Ma soeur, dont l'enfant était scolarisé dans cette école, n'a pas pu se mettre derrière la barrière de l'école pour l'arrivée du président. Elle a été bloquée en bas de l'immeuble attenant à l'école et n'a pas pu faire trois pas vers l'école. Elle a aussi voulu faire descendre une banderole, avec les habitants du quartier et parents d'élèves  le long de l'immeuble ; et les CRS ont demandé à une voisine quelques étages plus bas de la couper ! De plus, la commissaire de police est venue saisir violemment ma soeur par le bras, pour l'empêcher de siffler ! Ce dernier avait ordonné de ne pas voir de manifestants sur son chemin ! Arrivés à 8 h 30... nous nous sommes dirigés vers le boulevard de la Marne où nous attendaient CRS, gendarmes mobiles bottés et casqués et camion anti émeutes ! Impossibilité de passer alors que des accords avaient été conclus avec la préfecture sur le
déroulement de la journée, et tout a été systématiquement bafoué !!!!!!!!!
500 CRS !!!! A défaut de nous voir, il nous a entendus !!!!!! Je tenais à signaler l'aspect très violent des forces de l'ordre, qui affichent partout au sein de leurs locaux qu'ils sont présents afin d'assurer notre sécurité avant tout ! En effet, place de la Licorne, une personne âgée a été bousculée par les CRS sous les yeux de lycéens qui se sont empressés de la secourir !!! Les CRS sont passés en bousculant tout le monde, y compris femmes et enfants, alors qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter et aucune manifestation de violence, sauf la leur ! Un enseignant qui parlait avec les lycéens afin de les calmer face à l'agressivité des CRS s'est fait matraquer en se retournant... Tout mouvement d'une personne étant considéré comme dangereux ?????????!!!!!!!! Je suis sidérée, choquée ! Jamais auparavant, je n'ai assisté à une telle vague d'extrémisme ! C'est très important que nos jeunes, qui sont restés calmes et respectueux, aient été présents ! Témoins ! Vous rendez vous compte que deux d'entre eux se sont faits mettre à terre, puis embarquer au commissariat de police alors qu'ils n'avaient rien fait !!!! Tout cela est très inquiétant et nous constatons, encore une fois, que M. le président fait ce qu'il veut ! La mobilisation doit être très importante, et au sein de tous les corps de métiers ! Nous nous devons de protéger nos enfants de cette montée en puissance de la dictature sarkozienne !!!! Et lorsque le peuple est dans la rue, M. le Président peut mettre 500 CRS pour l'empêcher de manifester, il est là et manifeste !!!! C'est un de nos droits qui a été bafoué hier ! Comme beaucoup d'autres actuellement ! Y compris le droit à l'éducation pour nos enfants !
Je signale, pour en terminer avec ce courrier, que des groupes ont été constitués sur le net, afin de repérer les personnes «dérangeantes»pour le gouvernement ,et surveiller leurs conversations et mails. Les derniers mots du président lors de son discours à Saint-Lô : « N'ayez pas peur du changement, n'ayez pas peur de la crise, n'ayez pas peur de l'avenir » !!!!!
Commentaires de M. Digard dans le Ouest-France du 13 janvier : «C'était un honneur pour la ville d'accueillir le premier personnage de l'état. Mais c'est de la très haute tension... Quant aux manifestations, je reconnais que l'on puisse ne pas être d'accord et l'exprimer, mais dans le respect de la fonction incarnée par le président de la république». Nous sommes restés respectueux, mais notre droit à la manifestation n'a pas été respecté ! Nous voulons une égalité dans l'enseignement et les moyens nécessaires afin d'atteindre les objectifs espérés. Combien a coûté ce déplacement de M. Sarkozy ? Quant au déploiement des forces de l'ordre... Cet argent dépensé pourrait aider tant d'écoles, de collèges et lycées !!! Voilà ce que je tenais à écrire après être allée manifester hier ! Nous sommes beaucoup à être en état de choc... Je diffuse ce mail à tout mon carnet d'adresses, ainsi que les vôtres car tous ces faits sont des atteintes à la liberté et aux droits de l'homme!"

 A...C...

21.01.2009

Europeécologie

tournesols.jpg-Daniel Cohn-Bendit et Monica Frassoni :Co-présidents du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen
  -Eva Joly
  -Cécile Duflot:sécrétaire nationale des Verts
  -José Bové
  -Yannick Jadot   -Jean-Paul Besset    -Pascal Durand
  -François Alfonsi:Porte-parole de la Fédération Régions et Peuples Solidaires
  -Antoine Waechter :Président du Mouvement Ecologiste Indépendant

sont les premiers signataires de l'appel au rassemblement des écologistes pour les élections européennes de juin 2009. Autour du pays de Guingamp 22 personnes ont rejoint cet appel et vous n'en faites toujours pas partie! Est-ce un oubli? Si c'est oui:
-signez au plus vite  en allant sur ce site:www.europeecologie.fr ou cliquez ICI
-venez à la prochaine rencontre qui aura lieu à l'espace d'activité de Roudourou à Guingamp le: lundi 26/01/09 à 19h. La presse est conviée à ce rendez-vous.
-parlez-en à toute personne que vous pensez succeptible de nous rejoindre.

01.01.2009

Hébergement des sans-abris

2292266102_7a30a9b4cf.jpgZéro refus d’hébergement : que valent les paroles du premier ministre ?

L'annonce du premier ministre qui veut «zéro refus d'hébergement» pour le réveillon est emblématique de cette année 2008. Deux doses de cynisme, une dose d'indignité, c'est du 1er janvier à la saint Sylvestre le cocktail qu'a proposé le gouvernement.
Fillon la larme (de crocodile) à l'oeil, Sarkozy l'arme au poing, qu'on se le dise, les SDF ne gâcheront pas le passage vers une année 2009 dont tout le monde pressent qu'elle sera mauvaise pour les plus fragiles. Ce n'est pas uniquement cette nuit et pour satisfaire la bonne conscience d'un gouvernement qui détricote consciencieusement, loi après loi, le droit et le lien social, qu'il faut se préoccuper de la situation des sans-logis.
«D’ici deux ans plus personne ne dormira dehors » disait en 2006 Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, après avoir roulé dans la farine les  associations d'aide aux mal-logés, après avoir fragilisé la société toute entière et attaqué le financement du logement social, le premier  ministre pérore depuis les palais de la République pour que les clients du Fouquet's puissent trinquer en paix à la gloire du paquet fiscal et du sauvetage du capitalisme mondial. Il y a décidément des milliards plus facile à trouver que d'autres.
Il est des solutions pour créer un droit vraiment effectif au logement. Construire des logements sociaux économes en énergie, c'est répondre à un besoin criant et respecter l'avenir. Lancer enfin un plan national massif d'isolation des bâtiments anciens, c'est créer des emplois utiles et allier les mots du Grenelle aux actes que la planète attend. La reconversion écologique de la société et de l'économie ne peuvent se satisfaire d'une politique cosmétique d'accompagnement cynique de la crise.

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts

23.12.2008

Impression de lecture

41CQMAM61WL__SL500_AA240_.jpgAux fils des eaux

J'avais beaucoup aimé la lecture de "Voyage aux pays du coton" et c'est avec plaisir que j'ai reçu le second opus du Petit précis de mondialisation d'Erik Orsenna consacré, cette fois, à l'eau. L'eau, ce bien si proche, si abondant parfois et tellement convoité, souvent maltraité, toujours au centre de toutes les préoccupations.
"L'avenir de l'eau" est un écrit tout sauf sec et aride: Orsenna sait rendre lisible les exposés les plus indigestes et les plus complexes, rendre fluide l'approche d'une documentation pointue, parfois absconse.
Comme Orsenna, je suis bretonne donc très sensible à l'univers de la mer, cette masse liquide mouvante, changeante, dansante, attirante, enivrante et fascinante. Comme Orsenna, je suis à l'écoute de cet élément, dont nous sommes en très grande partie composés, d'où nous sommes issus, dans lequel nous avons baigné pendant les neuf mois de notre vie intra-utérine, et du fait de mon appartenance à un parti à la couleur verte et des dossiers que je suis dans le cadre de mes fonctions d'élue, la lecture de cet essai ne pouvait que m'intéresser.
L'eau fait partie du paysage breton tout au long des saisons: en crachin qui dure, qui dure, en pluies d'orage, en pluie fine ou en averses ensoleillées. Elle coule au fond de mon jardin, tranquille ou presque tumultueuse selon l'intensité des précipitations, parfois elle transpire de la terre engorgée par la déferlante des nuages gris ou déborde des canalisation pour envahir tout ce qui fait barrage à son élan.
Il est difficile de donner une vue d'ensemble du livre: son foisonnement et sa documentation sont tels que l'on a envie de souligner et de citer de multiples passages.
Erik Orsenna procède de la même façon que son précédent opus consacré au coton (plante par ailleurs grande consommatrice d'eau!!!): il s'est rendu dans différentes régions de globe afin de cerner au mieux les particularismes comme les généralités concernant l'eau. Le tout émaillé de références littéraires: la scène sur le Jourdain est d'une grande intensité.
L'eau est la vie mais aussi la mort: lorsqu'elle charrie trop d'ordures, d'immondices, lorsqu'elle n'est pas assainie avant de desservir les foyers, elle apporte maladies et souffrances; lorsqu'elle devient irrationnelle après une mousson diluvienne ou des fontes de neige énormes, se tranformant alors en rouleau compresseur que rien n'arrête, elle entraîne désolation et scènes de chaos et lorsqu'elle subit de terribles secousses sous-marines, elle devient mur liquide dévastateur! L'eau contient la joie et la malheur dans la moindre de ses gouttes, l'eau terriblement présente ou épouvantablement absente, l'eau, molécules sans lesquelles la vie n'existerait pas. Ce bien, ô combien précieux, ô combien peu respecté parfois et ô combien exploité à outrance, risque de se faire rare, paradoxe pour une planète que l'on appelle aussi la Planète bleue: l'eau douce est en passe de devenir un trésor que l'on défendra bec et ongles...elle cède peu à peu la place à l'eau salée, cette eau qui enfle au fil de la régression de la banquise, cette eau qui monte, monte, lentement mais sûrement, au point que certaines parties du globe n'existeront plus, au point que des hommes deviendront des naufragés climatiques.
Entre l'avancée des déserts et la montée des eaux marines, la recherche mobilise et fait bouillonner nos chercheurs: la déssalinisation peut être une réponse au manque d'eau endémique de certaines régions du globe, coup de frein au développement économique, l'édification d'un mur une étrange réponse indienne au désarroi des hommes du Bengladesh. Seulement, la première provoque des dérèglements au sein des mers (les rejets asphixient et polluent mers et océans, étouffant faune et flore) tandis que le second fait frissonner d'horreur et swinguer le Brahmapoutre, fleuve qui attise convoitises et déverse ses tonnes d'eau sur un pays sombrant peu à peu sous la masse liquide et réduit à l'état d'îles éphémères.
L'eau, ce bien tellement commun et accessible pour nous, est une denrée péniblement lointaine pour un trop grand nombre d'êtres humains: pourquoi existe-t-il tant de disparités et d'inégalités? Pourquoi est-ce si difficile de mettre en place un réseau d'assainissement ou de distribution pour certains pays? Pourquoi tant d'énergies, souvent féminines, perdues dans la recherche et le transport de cet élément vital à la vie mais aussi à la dignité humaine? Comment peut-on laisser, lorsque l'on est dirigeant, ses concitoyens dans une telle incurie? L'eau serait-elle, malgré elle, un moyen de domination sur l'autre? Autant de questions que de situations ubuesques, surréalistes et dramatiques, autant d'interrogations que de main mise sur un bien qui devrait être commun, libre d'accès et pourquoi pas gratuit!
Un bien commun, n'appartenant à personne en particulier et donc appartenant à tous, peut-il être autrement que gratuit? On aimerait bien que ce bien commun soit gratuit, or la facture d'eau semestrielle est loin de l'être! En France, la quasi totalité des collectivités territoriales a délégué ses compétences de gestion à quelques grandes entreprises privées qui se chargent de l'assainissement, du traitement des eaux. Ces derniers ont un coût certain et le développement économique sans prise de conscience environnementale provoque l'augmentation des divers traitements que subit l'eau avant de sortir de nos robinets. Le cycle est titanesque tant sur le plan des produits traitants que sur les infrastructures et on ne peut s'empêcher de tiquer un peu devant le coût lorsque l'on sait que les plus grands consommateurs et "pollueurs" d'eau sont les industriels (chez moi, ce sont les entreprises agro-alimentaires, pourvoyeuses certes d'emplois - mais peu qualifiés et donc rémunérés chichement -) et une certaine agriculture! Depuis quelques années, des collectivités territoriales trouvent des alternatives au prix de l'eau: le retour en régie municipale et/ou communautaire en est une et non des moindres: en effet, passer en régie permet d'économiser 20% à 30% sur la facture car la régie n'a pas d'actionnaires à rémunérer! Avec ces 20% à 30% en plus, une collectivité peut un peu plus respirer et entreprendre des travaux pour l'amélioration de ses réseaux! Donc, si la gratuité de l'eau n'est pas possible, en revanche il n'est pas impossible, loin de là, de permettre une baisse non négligeable de la facture! En tout état de cause, ce type de décision est uniquement politique comme le souligne avec justesse Erik Orsenna.
"L'avenir de l'eau" est un essai dont on sort remué, saisi, émerveillé par les prodiges d'inventivité, de créativité, par les hardiesses et les paris des hommes. C'est un essai qui aborde simplement mais avec rigueur les différents points de vue sur l'eau, son devenir, sa nature et ses utilisations: Erik Orsenna sait également mettre le doigt sur le hiatus, le point de divergence et mettre en lumière la beauté intrinsèque de cet élément basique et essentiel. Après cette lecture, on ne regarde plus le moindre ruisseau ni les plus grands fleuves ou océans de la même manière: nous avons les yeux de Chimène pour ces serpents liquides et ces masses salées qui nous dévoilent leurs forces et leurs faiblesses sous la plume efficace d'Orsenna.
"L'avenir de l'eau" est une ode aux eaux de notre terre mais aussi une ode à la terre, cette terre que l'homme ne peut hélas pas s'empêcher de martyriser: l'eau mal maîtrisée, l'eau détournée, enfermée dans des conduites souterraines, érode les sols, les malmène, les appauvrit et précarise la production agricole, celle qui nourrit les hommes! Orsenna a confiance en l'intelligence des hommes de pouvoir qui ne pourront pas laisser la planète aller droit dans le mur sans réagir....je souhaite de tout coeur que la vie l'emportera sur l'avidité et l'envie d'avoir toujours plus! Au final, l'eau et la terre auront le dernier mot, de cela j'en suis certaine....à nous de faire en sorte que ce dernier mot ne soit pas dévasteur!

Chatperlipopette

11.12.2008

Procès d'Angers

faucheur_volontaire_ogm.jpgCe 5 Décembre 2008...

Quelques impressions....

"L'atmosphère au tribunal d'Angers le samedi très décontractée. Bonnes prestations pour les FV ... prévenus, "témoins", avocats compris ... Même les CRS du cordon au Palais de Justice avaient l'air assez instruits et souriants...Dans une salle comble de  nombreuses personnes assises par terre. Les applaudissements non-reprouvés par les magistrats en clôture de l'audience témoignent  aussi du manque du surprenant formalisme qui a caractérisé ce procès en fin d'après-midi...Vous pouvez imaginer l'ambiance à la sortie sur le perron du TGI. Verdict attendu le 07 janvier 2009..." (Evelyne)


Faucheurs volontaires, mais pas solitaires

Avant de rejoindre le tribunal, les neuf faucheurs volontaires sont montés sur une estrade dressée en leur honneur au coeur du village qui a poussé place Leclerc.

Venus soutenir les neuf prévenus jugés au tribunal, plusieurs centaines de sympathisants ont transformé la place Leclerc en village solidaire. «On cherche les prévenus!». Dans le brouhaha chaleureux des conversations qui se tissent place Leclerc, l'annonce passe presque inaperçue. Alors les prénoms des neuf faucheurs volontaires convoqués au tribunal sont déclamés au micro. «Faut y aller!».Tranquillement, les intéressés grimpent sur l'estrade dressée en leur honneur. De là, ils ont une vue plongeante sur des tentes multicolores sous lesquelles déjeunent de nombreux sympathisants.

 C'est un véritable petit village qui semble avoir poussé dans la nuit, avec sa place centrale, ses « habitants » qui discutent un verre de boisson chaude à la main. Les faucheurs volontaires sont déclinés sous tous les tons : les « mangeurs volontaires » peuvent poser leur assiette pour devenir des « buveurs volontaires », voire des « souteneurs volontaires », juste avant d'aller faire la vaisselle chez les « plongeurs volontaires ». Sans parler des toilettes sèches réservées... aux « chieurs volontaires ! ».

 « Nous sommes tous des faucheurs ». Assis tranquillement à l'une des grandes tablées où l'on mange des plats forcément bio, José Bové passe, une fois n'est pas coutume, inaperçu. Sauf pour ses amis qui viennent le saluer chaleureusement. Sans fard, le symbole à moustaches dit sa joie d'être là. «La situation d'aujourd'hui est très intéressante. La coopérative Terrena a mis la charrue avant les boeufs. Elle s'est rendue compte, en consultant ses adhérents, que sa politique ne répondait pas à leurs attentes, ni à l'image de marque qu'ils souhaitaient mettre en avant».

 Plus que jamais José Bové revendique les actions des faucheurs volontaires «illégales, mais légitimes». Et d'estimer : «Tous les essais menés sur les OGM depuis 2006 en France sont illégaux. » Et d'argumenter : « Si nous n'avions rien fait, le territoire serait aujourd'hui envahi par les OGM». À l'instar des jugements rendus à Orléans, Versailles et Chartres, il souhaite que le tribunal d'Angers prononce la relaxe des faucheurs volontaires.

 Dans la foule, discret et attentif, Etienne Davodeau ne perd pas une miette des échanges et de l'ambiance chaleureuses qui règnent dans le
 village. Le dessinateur de BD à dimension sociale est là «en repérage». «C'est une cause qui m'intéresse. Je ne sais pas encore si les dessins et les photos que je prends donneront lieu à une publication». Il rejoint bientôt sur les marches du tribunal José Bové, pour un face-à-face pacifiste avec 25 policiers et CRS.

 Plusieurs centaines de sympathisants entament alors des chants, au rythme d'une fanfare joyeuse. Au compte-gouttes, les prévenus et les
 témoins franchissent la barrière policière. «Nous sommes tous des faucheurs!», clame la foule. Dans un sourire, un manifestant  ajoute : «Et tous des fauchés!».

 Laurent BEAUVALLET. Ouest-France

10.12.2008

OGM et finances

banane-OGM.jpgImpact financier des OGm sur les filières non OGM

En cliquant ICI vous aurez accès à une info, certes volumineuse et dense mais ô combien instructive: le dossier d'une étude faite par un labo indépendant à la demande de Greenpeace!!

Bonne lecture!

05.12.2008

Sécurité, sécurité

Sécurité de caste et abolition des libertés

Dans la continuité des lois sécuritaires proposées régulièrement depuis quelques années, au cours de ces derniers mois, nous avons eu à faire face à les mises en place plus ou moins différées et aseptisées des fichiers Cristina et EDVIGE, au développement soutenu de la vidéosurveillance, à la mise à disposition des armes potentiellement mortelles que sont les Tasers pour les polices municipales, aux «peines planchers » transformant les tribunaux en chambre d'enregistrement, à la rétention de sureté réinventant l'inacceptable séquestration préventive de longue durée en dévoyant les missions de la médecine psychiatrique.

Hier, Michèle Alliot Marie orchestrait avec ferveur la montée en épingle du sabotage de lignes SNCF en acte de terrorisme présumé. Aujourd'hui, le DAL et Don Quichotte se voient condamnés  pour avoir « encombré » de SDF l'espace public.

On peut craindre pour demain les conclusions formulées par la commission Varinard installée par la garde des Sceaux allant vers un durcissement des lois s'appliquant aux mineurs, et ce, malgré l'inefficacité de cette pénalisation encore dénoncée par le commissaire aux Droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Devant toutes ces situations qui ne font qu'accentuer de manière violente et univoque l'esprit de la loi de sécurité intérieure mise en place dès 2003 par le ministre de la sécurité intérieure Nicolas Sarkozy, (pénalisation de la prostitution, de la mendicité, des gens du voyage, des squatteurs, des rassemblements dans les halls d'immeuble, élargissement de certains fichiers), les Verts s'inquiètent de la construction d'une France forteresse de l'intérieur, et demande d'urgence l'arrêt d'une politique de castes contraire aux droits fondamentaux de tou-tes, et empêchant la démocratie comme la justice de s'exercer.


Anne Souyris, Porte Parole nationale des Verts

27.10.2008

Le rapport de WWF...Apocalypse now?

wwf23da956my5.jpgPour le moins alarmant, un récent rapport publié par le WWF revient sur les prévisions fournies par les experts du GIEC* lors de la publication de leur quatrième rapport. S'appuyant sur les dernières études scientifiques parues, il révèle une accélération notable des changements climatiques dont les répercussions ont été sous-estimées.

Selon le WWF, le réchauffement inférieur à 1°C enregistré jusqu'alors sur la Terre a déjà passé un point de non-retour dans le système climatique terrestre, à savoir la disparition des glaces de mer d'été de l'Arctique. Selon toute vraisemblance, ce processus survient 30 ans, voire plus, avant la date initialement prévue par le dernier rapport du GIEC. Or, l'absence des glaces de mer, en assombrissant la surface des océans, devrait générer une augmentation de la température de l'eau et, par voie de conséquence, une modification des courants océaniques. En mer du Nord et en mer Baltique, les écosystèmes marins sont dès à présent exposés aux températures les plus élevées jamais enregistrées dans cette région, avec pour principale retombée une mise à mal des facultés d'adaptation des espèces végétales et animales locales.

L'élévation des températures n'est pas le seul problème auquel sont confrontés les océans. La fonte des glaciers, notamment dans la péninsule antarctique et au Groenland, fait monter le niveau des océans. En comparaison avec les données avancées par le GIEC* en 2007, l'élévation du niveau de la mer serait ainsi 1,5 fois plus rapide que prévu, présageant un avenir incertain pour les zones côtières les plus exposées.

Dépendant des ressources que lui fournissent ces écosystèmes, l'homme est lui aussi victime des changements climatiques. Des chercheurs ont ainsi démontré que la tendance au réchauffement du globe depuis 1981 s'est déjà traduite par une baisse des rendements mondiaux de blé, de maïs et d'orge, enregistrant une perte estimée à 5 milliards de dollars par an.

Par ailleurs, les émissions mondiales de CO2 continuent à croître, leur taux de croissance depuis 2000 s'avérant plus élevé que celui annoncé par le GIEC. Et, si l'on considère que cette accélération des émissions globales de CO2 s'accompagne d'un déclin plus rapide de la capacité d'absorption de CO2 des océans, il semble peu probable que la situation s'améliore dans les années à venir.
Touche finale à ce scénario proche de l'apocalypse, les catastrophes climatiques telles que les cyclones et les tempêtes devraient se multiplier à l'avenir.
Excepté pour certaines zones, comme la région méditerranéenne où les périodes de longues sécheresses devraient gagner en fréquence, le réchauffement climatique sur le continent européen se traduira par une augmentation des précipitations maximales annuelles, d'où des risques accrus d'inondations. Outre les préjudices humains évidents, ces dernières occasionnent de lourdes pertes économiques. Pour exemple, en France, dans la région du bassin Rhin-Meuse, l'estimation chiffrée des dommages causés par une seule inondation est comprise entre 60 et 73
milliards d'euros.

Pour le WWF, même s'il est vital de respecter les objectifs de réduction des émissions de CO2, fixés au sein de l'UE à une réduction de 30 % d'ici 2020, il s'agit également aujourd'hui de limiter les dégâts, en optimisant nos efforts d'adaptation et en aidant les pays en développement à organiser les leurs.

Cécile Cassier


*Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat

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